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Cinq pièges à éviter pour votre migration vers S/4HANA

Cinq pièges à éviter pour votre migration vers S/4HANA

Faut-il repartir d’une feuille blanche ? Basculer les modules de son ERP un par un ? Devant leur projet de migration vers S/4HANA, les DSI ont de quoi se poser une myriade de questions. Et identifier de nombreux écueils avant de se lancer dans un tel projet.

 

Plus de 6 000 clients ont déjà dit oui à SAP Hana, selon la firme allemande. Parmi eux, près de 72 % affirment que la migration de leur infrastructure IT pour accueillir leur nouvel ERP aura duré moins de six mois, d’après une étude du spécialiste britannique Centiq. Un record. Pour autant, avant de se lancer, plusieurs pièges doivent être évités afin d’assurer une transition adaptée et sans douleur.

 

Piège n° 1 : Négliger l’audit et la planification de la migration

 

Entrer dans l’ère de S/4HANA va bien au-delà de la simple migration de version. Dès lors, réaliser un audit de l’existant relève de l’obligation. Grâce à l’outil SAP Readiness Check, les DSI évaluent l’écart entre leur infrastructure SAP actuelle et S4/HANA. Un système d’information ayant bénéficié de nombreuses personnalisations au fil des années sera ainsi plus long à faire basculer vers le nouvel ERP.

De surcroît, à l’heure actuelle, tous les modules de SAP Business Suite ne sont pas encore disponibles dans le nouvel ERP. Les DSI devront donc vérifier les dates de sortie de chacun de leurs modules auprès de l’éditeur afin de définir une feuille de route réaliste.

Piège n° 2 : Oublier le rôle de la stratégie « groupe »

Pour établir cette feuille de route, il convient également de s’aligner sur la stratégie du groupe auquel son entreprise est rattachée. Ainsi, vaut-il mieux déployer un ERP unique dans toutes les filiales ou opter pour des stratégies IT divergentes afin d’accroître l’attractivité de chacune de ces sociétés ? La migration vers S/4HANA est aussi l’occasion de repenser la stratégie de l’entreprise si ce n’est de ses processus.

 

Piège n° 3: Attendre 2025 pour sa migration vers S4/Hana

La tentation serait grande d’attendre la date limite (fin du support de SAP ECC en 2025) pour se lancer dans son projet de migration vers S/4HANA. Or, si toutes les entreprises temporisent jusqu’à cette date fatidique, un important problème de ressources risque de se poser. Les quelque 238 000 clients de SAP ne pourront en effet pas tous migrer vers le nouvel ERP au cours du dernier semestre 2025.

 

Piège n° 4 : Sous-estimer les impacts sur l’infrastructure et l’urbanisation du SI

Autre écueil à éviter : négliger les conséquences du nouvel ERP sur l’infrastructure IT. En passant à une base in-memory, la taille de la mémoire exigée explose, s’élevant, avec S/4 HANA, à plusieurs téraoctets de RAM. Une occasion unique pour basculer certains environnements vers le cloud, notamment les plates-formes et applications qui ne demandent pas une disponibilité de 100 % ou celles ne détenant pas de données de production par exemple.

 

En parallèle, le passage à une base de données in-memory a des effets sur l’urbanisation du système d’information. Avec cette technologie, c’est toute l’architecture décisionnelle qui s’en voit simplifiée avec la fin annoncée du data warehouse d’entreprise. Une nouvelle donne qui permet de réduire la maintenance ou encore les licences liées à cette partie de la gestion des données.

 

Piège n° 5 : Délaisser le management de transition

Enfin – impact le plus important – la migration vers S/4HANA affecte directement les humains. Les interfaces, certes plus ergonomiques, n’en représentent pas moins un changement majeur dans le travail quotidien et les habitudes des utilisateurs. Une phase de formation et de stabilisation de deux ou trois mois après le go-live devient nécessaire si ce n’est indispensable. Selon le cabinet Gartner, près de 37 % des projets ERP échouent à cause d’un manque d’adhésion des équipes !

 

C’est que S/4HANA représente une toute nouvelle philosophie en matière d’ERP. Désormais, les fournisseurs et partenaires sont intégrés de la même façon. Ils entrent pleinement dans l’entreprise étendue. Les choix technologiques et organisationnels induits par cette migration sont donc stratégiques à plus d’un titre.

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SCC

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