Cloud : 5 idées préconçues injustifiées

Alors que les solutions Cloud sont aujourd’hui stables et matures, certaines entreprises n’osent toujours pas sauter le pas. Certes, parfois, cela peut être justifié : le Cloud n’est pas forcément pour tout et pour tout le monde ! C’est une question d’opportunité. Le DSI doit en effet évaluer la relation stratégique et tactique qu’il existe entre le Cloud et les objectifs de l’entreprise, en collaboration avec sa direction et les métiers. Et cela peut payer ! Les bénéfices du Cloud peuvent en effet être variés : réduction des couts, augmentation de la productivité (simple d’utilisation, facile à configurer…), disponibilité, meilleure sécurité, recentrage sur le métier, vrais projets de gouvernance…

Sur le terrain, on commence d’ailleurs à sentir l’adhérence des entreprises à cette nouvelle manière de faire de l’informatique, parce qu’elle répond à leurs besoins actuels. Pourtant, beaucoup d’idées fausses circulent encore, et freinent l’adoption alors qu’elles sont finalement aujourd’hui totalement injustifiées. Le monde du Cloud a changé !

Idée reçue 1 : Le Cloud, ce n’est pas sécurisé

Ah, la sécurité ! Frein numéro 1 à l’adoption du Cloud, et qui n’est pas infondé. C’est effectivement un point clé qu’il ne faut pas négliger, et ce, dès le départ. Pourtant, j’entends souvent dire que les solutions Cloud sont moins sécurisées que de l’entreprise, ce qui est totalement faux. Les fournisseurs Cloud n’ont pas le choix : leurs offres se doivent d’être sécurisées ! Par exemple, les acteurs comme Microsoft ont travaillé avec la CNIL pour répondre à leur cahier des charges, sur la sécurité des données et la sécurité physique. Ils répondent aussi à la norme ISO 27001 qui implique que le Cloud en question est audité régulièrement par un tiers. Conséquence : le Cloud est en général mieux sécurisé que les infrastructures internes. La seule chose qui ne change pas, c’est que la plupart des problèmes de sécurité sont causés par des erreurs humaines; mais dans ce cas, le Cloud n’y change rien !

Idée reçue 2 : le Cloud c’est forcément 100 % Web

Quand on entend Cloud, on entend web uniquement. Une vision utopique : tout avoir dans le web n’est pas une réalité pour les clients : on n’est pas toujours connecté. On ne peut pas toujours faire des macros dans le Web, des fichiers excel évolués, Powerpoints aussi facilement que sur sa machine locale. Dans certains cas, il est beaucoup plus opportun d’utiliser ces outils installés sur son ordinateur Par contre, en situation de mobilité, il est intéressant de pouvoir retrouver tous ses documents, depuis son navigateur internet. Il faut donc envisager une approche mixte : on premise et dans le Cloud, en fonction des besoins. A la suite d’une étude, l’entreprise peut déterminer où elle veut placer le curseur.

Idée reçue 3 : Le Cloud, c’est facile

C’est en tous les cas un projet qui peut être long. Non seulement parce que les entreprises ont déjà un existant complet, même s’il est en voie d’obsolescence, mais ausi parce qu’il doit s’envisager de manière réfléchie. Comment basculer, dans quel ordre, et à quel coût ? Autant de questions qu’il faut se poser en amont. Cela semble évident, d’ailleurs les clients en ont en général conscience. Mais certains se sont jetés à corps perdu dans le Cloud, sans avoir fait d’étude en amont. Du coup, ils peuvent tomber de haut et être déçus de leur passage au Cloud. J’ai l’exemple de la société qui n’avait pas fait d’étude en amont, et qui ne s’était pas rendue compte que ses machines en interne n’étaient pas compatible avec l’application Cloud choisie (licences obsolètes, gestion des identités…) : il leur a fallu faire un upgrade, qui a induit des coûts supplémentaires non prévus. Je ne saurais donc que trop recommander de réaliser cette étude préalable, et même pour les petites entreprises. La réalisation de POC permet aussi de démontrer les bénéfices de ces solutions et en même temps de montrer les failles existantes que cela soit d’ordre technique ou même très souvent organisationnel.

Idée reçue 4 : Le Cloud, c’est la même chose pour tout le monde

Une seule offre unique et identique pour tous. Voilà comment certains voient les offres Cloud. Pourtant, il n’y a pas de raisons de donner le même niveau de fonctionnalités à tout le monde dans l’entreprise, d’une part pour une question de coûts, mais aussi parce que tout le monde n’a pas besoin de la même chose en fonction de son métier ! Tout est question de segmentation des utilisateurs. Et cette segmentation peut être faite par deux approches : par les usages et part les coûts, ce qui va ensuite orienter le projet tout entier. La question est donc, encore une fois de savoir où l’on place le curseur.

Idée reçue 5 : On ne peut pas partir du Cloud

Oui, la réversibilité est aussi un point crucial lorsque l’on veut passer dans le Cloud. Mais ce n’est pas insurmontable. Certes, il est difficile de partir du jour au lendemain. La grande question, qui peut à juste titre faire peur, c’est d’être sûr que ses données vont être récupérées. Parfois, le client n’a que quelques semaines pour récupérer ses données à partir du moment où il a décidé de rompre le contrat. Il est vrai que la question est souvent très taboue chez les fournisseurs de Cloud. La bonne nouvelle, c’est que faire marche arrière est tout à fait possible, mais doit impérativement avoir été pensé dès le départ. La réversibilité joue un rôle fondamental dans le processus d’externalisation vers le Cloud. C’est un projet dans le projet. Il faut s’assurer juridiquement que tout est prévu, mais aussi anticiper le transfert de données : combien de temps aurais-je besoin, avec quelle sécurité, comment pourrais-je le faire ?

En somme, une entreprise avertie en vaut deux ! Avec un projet bien géré, plus aucune raisons d’avoir des réticences.

A propos de l'auteur

David Da Silva

Microsoft Alliances Manager/Channel Manager

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