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Cloud, Big Data, IoT : le trio incontournable de 2020 ?

Cloud, Big Data, IoT :  le trio incontournable de 2020 ?

Ce n’est plus un secret pour personne : l’avenir du digital se jouera autour du triptyque Cloud – Big Data – IoT, dont les perspectives de croissance ont de quoi donner le tournis. Mais quelles en sont les conséquences sur le marché des fournisseurs et des éditeurs ? Et comment la France se positionne-t-elle dans cette mouvance ?

Data et Cloud Computing : une croissance vertigineuse

Le Salon Big Data Paris 2017 a été l’occasion, pour les quelque 13 000 participants, de dresser un état des lieux des tendances en matière de Big Data, de Cloud Computing et d’IoT. Il y a notamment été souligné que ces trois technologies étaient au cœur de la transition numérique des entreprises, et constituaient des opportunités de croissance considérable. Selon IDC, la transformation digitale impulsée par le Cloud et l’IoT pourrait ainsi représenter jusqu’à 4% de l’économie européenne du marché de la data d’ici 2020.

Dans une étude parue en novembre 2016, Cisco montrait ainsi que le marché du Cloud Computing avaient encore de beaux jours devant lui : le trafic sur le Cloud pourrait ainsi quadrupler d’ici 2020, passant de 3,9 zettabytes (ZB) par an en 2015 à plus de 14 ZB par an en 2020. 92% des workloads seront alors traités par des data centers basés sur le Cloud.

Pour le leader de l’informatique mondial, le Big Data et l’IoT sont les principaux facteurs de cette croissance. Le volume total des données générées par l’IoT atteindrait par exemple 600 ZB par an en 2020, soit 275 fois plus que le trafic estimé des data centers vers les utilisateurs finaux (2,2 ZB). Gartner, de son côté, estiment que le nombre de connexion IoT dans le monde passera de 6,4 milliards en 2016 à près de 21 milliards d’ici 2020.

Un marché en pleine mutation

De fait, la demande vis-à-vis des technologies IoT et Big Data va continuer d’augmenter dans les prochaines années, et entraîner avec elle une transformation majeure du marché du Cloud.

Cisco souligne ainsi que si la demande pour les Software-as-a-Service (SaaS) est amenée à augmenter, celle pour les Infrastructure-as-a-Service (IaaS) tendra au contraire à diminuer. Ainsi, d’ici 2020, 74% du total des workloads sur le Cloud seront des workloads SaaS, et seulement 17% des workloads IaaS (soit une baisse de 26%).

Selon Tech.co, cette tendance est en partie imputable aux fournisseurs de solutions SaaS eux-mêmes qui, forts de leur expérience et de leur performance en matière d’applications critiques, sont de plus en plus nombreux à élargir leur offre avec des fonctionnalités de stockage, de mémoire, de réseau ou encore de puissance de calcul. Proposant ainsi de l’IaaS en support.

D’autre part, l’explosion du Big Data et de l’IoT entraîne un besoin croissant d’analyses. Si les entreprises sont capables aujourd’hui de capturer des données de plus en plus volumineuses, complexes et hétérogènes, elles cherchent aujourd’hui à les comprendre pour pouvoir en tirer parti. Par conséquent, le marché des outils analytiques est en plein boom. Thierry D’hers prévoit ainsi que « les plateformes agnostiques au niveau des données comme au niveau des sources de données se développeront, tandis que celles conçues spécifiquement pour Hadoop ne pourront pas être déployées pour tous les cas d’utilisation ». Seront ainsi privilégiés les outils « qui se connectent nativement et combinent des grandes variétés de sources de données hébergées dans le Cloud ».

La France est-elle en phase avec la tendance mondiale ?

En mars dernier, l’INSEE révélait que le recours au Cloud Computing en France demeurait moins répandu qu’au niveau européen (14% contre 21%). Ce sont les plus grandes entreprises – plus de 250 personnes – qui sont les plus nombreuses à l’utiliser. Et, contrairement à la tendance globalement constatée, les entreprises françaises continuent à largement privilégier le Cloud privé plutôt que des serveurs partagés. Concernant le Big Data, l’INSEE souligne encore que 11% seulement des entreprises françaises traitent et exploitent des données massives. IDC, de côté, estime que le marché de la valorisation du Big Data atteindra 9 milliards d’euros en France en 2020, tandis que le marché mondial dépasserait les 40 milliards d’euros.

Toutefois, la France compte de nombreux atouts, et le marché tant du Big Data que de l’IoT semble y être particulièrement prometteur. Le dynamisme de la recherche et de l’industrie en matière de nouvelles technologies serait ainsi favorable au développement du Cloud computing, du Big Data et de l’IoT à grande échelle. En revanche, les principales faiblesse de l’économie française, en matière notamment de Big Data, résident, au-delà d’un retard structurel des entreprises française dans son intégration, dans « un manque de compétences analytiques et notamment des ressources de data scientists ».

Il faudra pourtant, si elles veulent rester compétitives, que les entreprises françaises s’alignent avec les grandes tendances digitales de l’industrie. Le cabinet d’étude Desner Advisory Services a clairement démontré, dans une étude récente, le lien de plus en plus prégnant entre l’IoT, l’adoption du Big Data, l’analytique et la distribution de données. L’IoT serait ainsi la justification principale pour investir dans la mise en œuvre de l’analyse et des architectures Big Data. Les organisations doivent aujourd’hui avoir une vision à long terme sur la façon dont elles peuvent capitaliser sur les atouts de la technologie, afin de bénéficier d’une plus grande intelligence business.

 

1« Technologies clés 2020 » Direction générale des entreprises (DGE) – 2016

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