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Le cloud hybride, plus structurant qu’on ne l’imagine

Le cloud hybride, plus structurant qu’on ne l’imagine

Classiquement, les entreprises choisissent le cloud hybride pour son agilité et sa performance, associées à plus de sécurité et de personnalisation de l’infrastructure. Ce sont d’excellentes raisons mais le cloud hybride représente bien plus et sait aussi se montrer structurant d’un point de vue managérial. Tour d’horizon des impacts de l’hybridation, au-delà de ses purs aspects IT.

L’hybride pour une transition en douceur

En dehors des pure players, nativement implantés dans le cloud public voire émetteurs de solutions cloud public, la quasi totalité du tissu industriel et entrepreneurial et la sphère publique doivent faire avec un patrimoine informatique et une culture technologique ancienne.
La transformation numérique a beau être dans toutes les têtes, l’entreprise n’en connaît ni les tenants ni les aboutissants et généralement ignore par quoi débuter cette mutation. Sans compter que, bien souvent, l’infrastructure intéresse autant l’équipe de développement que vous les nouvelles de la santé de votre voisine de palier.

Quand il s’agit alors de procéder à des changements, l’entreprise part bille en tête avec une sélection de quelques outils ou technologies dont on lui a dit le plus grand bien. Et c’est à peu près tout, sans stratégie. Quant au besoin tel qu’il est pressenti, il arrive même qu’il soit complètement à côté de la plaque ! Ce sont les premières discussions avec son partenaire intégrateur qui permettent de comprendre que chaque cas est unique et que le salut se trouve bien souvent dans l’hybridation de son infra.

Et c’est tant mieux car opter pour une solution hybride, c’est aussi poser des jalons et se fixer des étapes. C’est prendre le temps d’observer les changements et laisser aux équipes le soin de s’approprier leurs nouveaux outils et d’en déduire le potentiel. C’est conduire en douceur la transition de ses collaborateurs.

Éviter de bouleverser une organisation qui tourne

Dans le secteur public, l’exemple est très parlant. Fonctionnant par amortissement, une collectivité renouvelle ses technologies tous les 4 à 5 ans. Elle peut, quasiment du jour au lendemain, doter ses services d’un produit ou d’une marque dont la philosophie et les méthodes sont inédites pour l’équipe en place.

Pour des raisons évidentes de budget, de disponibilité et de temps, les collaborateurs vont peiner (et c’est un euphémisme) à suivre la rupture. Dans ce cas de figure, très courant n’en doutons pas, un cloud hybride est pertinent. D’un côté il permettra aux équipes de conserver l’infrastructure qu’elles ont appris à maîtriser. De l’autre, elles pourront reporter le management des nouveaux services et la responsabilité du résultat aux bons soins d’un prestataire. De quoi limiter drastiquement le stress lié à l’arrivée d’une nouvelle technologie et ne pas souffrir des délais et des erreurs.

Rendre la fonction technique plus attractive

Autre sujet de plus en plus critique, le recrutement. Celui de profils experts devient un vrai défi. Or, il n’est pas certain qu’une entreprise fonctionnant classiquement trouve son futur directeur technique d’un claquement de doigt. Abreuvé de littérature IT, il n’échappe à aucun DSI que sa fonction a évolué vers une plus haute valeur ajoutée.

Il y a donc fort à parier qu’un directeur des systèmes d’information préférera orienter son activité vers la création de services, le design de la plateforme et la conduite de projets. A d’autres le soin de créer des machines, d’installer des services et les automatiser. Si l’entreprise offre au DSI l’occasion de passer d’une activité laborieuse à une fonction valorisante et intellectuellement stimulante d’architecte, il ne devrait pas hésiter longtemps.

Mettre sur la touche le shadow IT des développeurs

On connaît bien le shadow IT des collaborateurs qui exploitent pour leurs besoins professionnels des solutions grand public immédiatement accessibles, gratuites et parfaitement incontrôlées.

Mais on aborde moins le shadow IT des développeurs, pourtant très répandu, en particulier chez les grands comptes. Pressés par les métiers de leur livrer de nouvelles fonctionnalités, les équipes de développement n’hésitent plus à louer des machines chez les grands fournisseurs de cloud public. Des dizaines, parfois des centaines de machines virtuelles se trouvent totalement hors de contrôle de l’organisation. Certaines peuvent abriter de nouvelles données stratégiques, issues d’un proof of concept ayant rencontré le succès.

Difficile de leur reprocher quand le chemin à suivre pour obtenir satisfaction est un long parcours du combattant, fait de demandes écrites, de justifications, d’attente… parfois déçue ! C’est à l’entreprise de faire en sorte que le processus ne devienne pas invalidant et que ses équipes ne ressentent pas la douloureuse impression qu’on se fiche d’elles. Un cloud hybride offre la souplesse et la rapidité de mise à disposition des machines nécessaires, dans les conditions de sécurité idéales.

Affiner sa vision, mieux comprendre les enjeux

Nous parlions précédemment du dialogue à mener avec son prestataire intégrateur pour définir une feuille de route idéale et progressive. Mais ce n’est qu’une première brique d’un partenariat très utile.

En effet, des projets aussi structurants que la mise en œuvre d’un cloud hybride se fondent sur la réalité d’un partenariat de confiance, difficile à retrouver dans le cadre d’une offre full public. Or c’est d’accompagnement stratégique dont l’entreprise en mutation a besoin.

Elle en a besoin pour progresser à tous points de vue, dans le respect de ses méthodes, de son organisation et de ses perspectives de croissance. C’est auprès d’un partenaire, qu’elle challengera régulièrement sur les technologies futures, que l’entreprise pourra profiter de cet indispensable regard extérieur, de l’expérience acquise et de réponses inédites au fur et à mesure des compétences qu’elle gagne.

Le cloud hybride représente bien, en ce sens, le meilleur des deux mondes.

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SCC