Comment l’intégrateur SCC déploie le Software Defined Storage en entreprise.

Comment l’intégrateur SCC déploie le Software Defined Storage en entreprise.

Même si l’on parle de Software Defined Storage depuis maintenant deux ans, les projets ne font que démarrer en France, car nos entreprises ont l’habitude d’être prudentes, de laisser les autres pays tester en premier les technologies dernier cri.

Un autre facteur du démarrage plus lent du SDS en France est la crainte des techniciens du stockage de voir les populations généralistes s’emparer de leur métier. On constate un réel intérêt de la part de nos clients. Ils sont très curieux et veulent en savoir davantage, car ils sont souvent perdus parmi toutes les solutions de Software Defined Storage ou/et de scale-out que l’on trouve dans la presse écrite et lors des salons spécialisés.

Le SDS pour faire monter en valeur le rôle des administrateurs

Car l’un des objectifs du SDS est effectivement d’apporter une abstraction du matériel pour rendre le stockage plus simple à administrer dans le datacenter. Néanmoins, les gens du stockage ne vont pas perdre leur métier à cause du SDS. Grâce à lui, ils vont plutôt monter en niveau pour répondre de manière plus fine aux exigences des métiers.

Au lieu de passer du temps sur les basses couches de l’architecture – en particulier faire des dossiers de compatibilité à chaque nouveau projet, ce qui n’est pas valorisant – ils vont pouvoir présenter aux métiers des niveaux de services. Car les outils du SDS permettent de mesurer concrètement le service rendu aux métiers.

D’une manière générale, nous disons aux entreprises que grâce au SDS, il n’est plus nécessaire de s’occuper de l’administration, de la gestion des incidents, les administrateurs stockage pas- seront bcp moins de tps. On peut désormais avoir une attitude plus proactive.

Trois situations d’emblée propices au SDS

Il y a trois situations où le SDS va rendre de grands services. La première est quand l’entreprise dispose déjà d’environnements en DMZ. Dans ce cas, les serveurs sont isolés, mais pas le stockage. Avec le SDS, on peut mettre le stockage en DMZ de manière simple et pour un coût qui n’est pas important.

La seconde situation est celle des entreprises qui disposent de plusieurs datacenters sur des sites distants. Les entreprises n’ont pas forcément les ressources humaines suffisantes pour entretenir le stockage sur chacun des sites. Avec le SDS, il est possible de faire un maillage entre tous les sites, de sorte que l’administration de toutes les ressources de stockage est dès lors centralisée.

Enfin, le SDS est une très bonne réponse aux problématiques de postes virtuels. Jusqu’ici, pour être sûres d’avoir suffisamment d’I/O en VDI, les entreprises sur-dimensionnaient de 20 à 25% leurs baies de stockage. Ce n’est plus nécessaire avec le SDS qui pioche tout seul dans les ressources disponibles pour trouver les I/O nécessaires.

Et s’il en manque, il suffit juste de rajouter des serveurs avec des disques, voire des tiroirs de disques aux serveurs existants. Désormais, on paie réellement selon le besoin.

VIPR pour moderniser l’existant, ScaleIO pour partir d’une feuille blanche

cat-sdsPour tous ces projets, qui ne sont pas nativement hyperconvergents (c’est-à- dire qui n’intègrent pas dès l’origine du Software Defined Datacenter, Network et Storage), je conseille de passer à ViPR, la solution SDS d’EMC qui permet de capitaliser sur l’existant. Avec ViPR, on ne renouvelle même pas les baies de stockage.

On les agrège et on définit des règles d’automatisation, de provisioning, etc. La démarche est de commencer par faire un audit du stockage en place. Ensuite, il suffit d’une semaine de formation (soit peu de temps pour adopter et maîtriser la solution) pour que n’importe quel administrateur puisse prendre la main sur la console de ViPR.

Si l’on part d’une feuille blanche, je conseille d’opter pour ScaleIO d’EMC. Avec lui, il n’est même plus besoin d’acheter des baies, ce sont les serveurs x86 physiques qui font office de nœuds de stockage, ce sont eux qui, sous l’autorité de ScaleIO, s’occupent du mirroring, de l’auto-tiering, etc. Par conséquent, il n’y a plus de réseau SAN à installer, puisque le stockage sera sur un réseau 10 Gbits LAN de serveurs standard. C’est un gain financier supplémentaire.

Notez que ViPR et ScaleIO sont complémentaires et fonctionnent tout à fait ensemble. Et même si une entreprise remplace au fur et à mesure ses baies par des serveurs génériques x86 avec du stockage, elle a tout intérêt à conserver ViPR aux côtés de ScaleIO car il offre des passerelles exclusives vers des ap- plications de haut niveau, comme OpenStack et Hadoop. En ce sens, c’est un atout pour les projets Big Data qui émergent en ce moment dans les entreprises.

Dans tous les cas, j’explique aux entreprises que le SDS ne rajoute pas une couche au stockage. C’est au contraire une solution qui permet de retirer une couche.

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SCC

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