En 2013, soyons polymorphes !

Haro sur le gaspillage ! Un rapport de l’Evaluator Group indiquait il y a peu que les entreprises utilisent en moyenne seulement 30 % des capacités de leurs disques physiques pour leurs applications. Soit 70 % du budget en capacité de stockage qui n’est pas utilisé, alors que les administrateurs peinent à gérer des dizaines d’architectures disparates. Tout cela crée une infrastructure complexe qui force souvent les organisations à choisir entre fonctionnalités et coût. Et empiler de nouvelles fonctionnalités sur des architectures anciennes rend le tout assez cauchemardesque…

Aujourd’hui, l’idéal est de ne plus sauvegarder tout, tout le temps, et de bien choisir les architectures de sauvegarde qui sont réellement adaptées aux besoins du client.
Pas forcément évident à première vue, mais de récentes innovations viennent changer la donne.

Par exemple, certains fournisseurs, à l’instar de HP que nous intégrons chez SCC, proposent des offres qui se basent sur des technologies de déduplication avec un moteur conjoint installé soit sur des appliances, soit dans des machines virtuelles, que l’on peut poser n’importe où, en fonction du besoin : grâce à cette approche, on peut avoir une gestion de plus en plus fine de la déduplication, et de la sauvegarde en général.

Polymorphe, vous avez dit polymorphe ?

Plus généralement, on parle en fait désormais de stockage «polymorphe» (ou polymorphic en anglais). De quoi parle-t-on ? Afin de mieux comprendre, on pourrait faire une analogie avec l’eau : elle est présente sous différentes formes, gazeuse, liquide, solide, mais cela reste de l’eau. En matière de stockage, ce serait un peu pareil : dans l’entreprise, on envisage désormais le stockage sous différentes formes, et plus seulement comme du logiciel packagé avec du matériel. Des solutions dites de «Software-Defined Storage» ou SDS apparaissent, qui sont totalement dématérialisées, qui peuvent être intégrées dans une machine virtuelle et être posées sur du matériel -même de commodité indépendant du constructeur / éditeur- ou des serveurs lames.

La beauté de la chose, c’est d’avoir une architecture commune, qui peut se déployer différemment au gré des ressources et des besoins. De plus, ces différentes formes de stockage déployées peuvent interagir entre elles, puisqu’elles partagent la même architecture de base. Ainsi, avec une approche polymorphe, on peut répondre à la fois aux besoins des datacenters, comme ceux des sites distants, avec une réponse assez homogène.

Cerise sur le gâteau, le polymorphisme apporte une flexibilité et une rapidité de déploiement qu’on ne pouvait pas envisager auparavant.

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Samuel Lodeon

Data Protection Solution Architect.

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