[FAQ] La vérité sur le Cloud hybride

Le mode Hybride est vu comme l’approche d’excellence pour aller vers le Cloud, le meilleur des deux mondes Privé et Public. Trois questions pour mieux comprendre, et 11 points à surveiller.

Q : J’ai déporté ma messagerie dans le Cloud, mais j’ai gardé les autres applications en interne. Je fais du Cloud Hybride ?  

R : Non. Le Cloud Hybride n’est pas simplement le transfert d’une application ou un service interne vers un Cloud Public, en claquant des doigts ou en entrant simplement un numéro de carte de crédit pour acheter quelques machines virtuelles à la demande. Ces actions sont souvent trop isolées, et il n’y a souvent aucun lien entre ce qui se passe en interne et en externe. Le Cloud Hybride est un mix d’applications indifféremment hébergées sur le site du client ou externalisées sur un Cloud Public ou Cloud Privé partagé, accessibles et gérés par la même interface que l’on appelle ‘catalogue de services’.

Q : Le Cloud Hybride n’est qu’une invention marketing.

R : Au contraire, il est tangible. Il répond mieux aux besoins et peut être une véritable option stratégique pour l’entreprise. Un environnement Cloud Privé pur ne peut pas toujours fournir toutes les ressources requises par une application dont l’évolution est imprévisible. Selon la popularité de l’application, les ressources peuvent venir à manquer. Entrent en scène le Cloud Public et Cloud Privé partagé, ressources et services hébergés à l’extérieur de l’entreprise, qui permettent de pallier aux problématiques internes : l’application peut ainsi avoir accès à des ressources infinies. En combinant les deux dans une approche cohérente, on arrive à obtenir le même niveau de disponibilité et de SLA en interne et en externe. L’important étant d’unifier les deux via un outil de gestion adapté, capable de prendre en compte les deux environnements.

Q: Il suffit de connecter son infrastructure à un Cloud Public pour faire de l’Hybride.

R: Pas si simple ! Pour une entreprise, passer en mode Hybride relève d’un véritable projet. Dans la vraie vie, les choses se compliquent car il nécessite une véritable confiance et de vrais engagements. Pour nous, le Cloud Hybride consiste à faire passer une application d’une infrastructure interne vers une infrastructure externe, et inversement. C’est là tout son intérêt, cette souplesse qui permet de passer de l’une à l’autre de manière transparente pour l’utilisateur, et que le tout soit vu d’une manière unique, avec le même niveau de disponibilité et de SLA en interne et en externe. Mais c’est là où tout se complique. Il faut être capable d’adresser les questions de sécurité, de latence, de coûts et de portage d’applications. Utiliser des pools de ressources différents pour une même application, en interne ou en externe, n’est pas sans apporter des soucis. Ce trafic cross-Cloud est dépendant des potentiels délais associés à Internet, à savoir la latence et la sécurité.

QUELQUES MEILLEURES PRATIQUES A GARDER EN TETE

1- Se poser la question : Pourquoi ?
La première étape est de se poser la question. Pourquoi ai-je besoin d’un Cloud Hybride ? Economies ? Meilleures performances ? Agilité ?

2-Définir les objectifs
Il est important avant tout déploiement de définir ses objectifs et les SLAs. Définissez ce qui est important pour répondre à vos besoins.

3-Construire des scénarios
Il est indispensable de se faire accompagner pour définir les besoins des métiers pour mieux définir par la suite son Cloud Hybride. Doit-il être statique ou dynamique ? L’accès aux ressources à la demande est-il important ?

4-Evaluer plusieurs fournisseurs de Cloud Public
Ne prenez pas le premier fournisseur de Cloud qui passe sous votre nez. Vérifiez leur capacité à assurer les SLAs, et la sécurité. Assurez-vous que leur plate-forme est compatible avec la vôtre.

5-Designer l’infrastructure.
Passer en mode Hybride nécessite de re-configurer son réseau, et de modifier son infrastructure. Heureusement beaucoup de constructeurs proposent des solutions adaptées aujourd’hui.

6-Définir la place de chaque application
Savoir quelle est la place de chaque application, tout en gardant en tête les impératifs de l’entreprise, en matière de conformité interne/externe (compliance) et de légalité.

7-Planifier des sauvegardes
Analysez bien les risques et prévoyez des sauvegardes, pour assurer le contrôle et la sécurité des données quelle que soit leur localisation dans le Cloud.

8- Assurer la mobilité des applications
De nombreux changements peuvent survenir, il est important de s’assurer que les applications sont mobiles entre le Cloud Privé et le Cloud Public. La migration de l’un vers l’autre doit être transparente. Bien entendu, la virtualisation joue ici un rôle clé.

9- Mettre en place des mécanismes d’automatisation
Aucune chance de parvenir à maintenir ses applications dans un mode Hybride si les opérations sont réalisées manuellement. Il est indispensable d’automatiser.

10- Prévoir un outil de management uniforme
Pour assurer la cohérence des 2 plateformes, disposer d’un outil de gestion unifié est incontournable.

11- Ne pas oublier la réversibilité !
Trop souvent ce point est négligé, il est pourtant indispensable de s’assurer de pouvoir changer de fournisseur de Cloud Public. Pour cela, il faut bien définir les mécanismes de transfert des données et des applications. La mobilité ne s’applique pas seulement aux personnes physiques mais plus encore aux environnements IT virtuels.

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SCC

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