Infras convergées : idéales pour faire tourner les applications Oracle ?

Infras convergées : idéales pour faire tourner les applications Oracle ?

Lors du dernier Oracle Open World auquel j’ai pu participer en octobre dernier, les infrastructures convergées ont eu la part belle au discours. Et pour cause ! Pour Larry Ellison, PdG d’Oracle, le virage du Cloud passe par ces nouvelles solutions matérielles, dénommées « engineering systems » et qui intègrent dans un même système serveur, stockage et réseau. De fait, ces infrastructures convergées révolutionnent petit à petit le datacenter, à mesure que les DSI ont besoin de performances, d’efficacité et de rapidité pour leurs applications critiques. D’ailleurs les analystes confirment cette tendance : Gartner estime que d’ici 2015, un tiers de tous les serveurs sera intégré à une infrastructure convergée. IDC, de son côté, assure que le marché a connu une hausse de 50 % en à peine un an en 2013 et s’attend à une grosse croissance dans les mois à venir. On est aujourd’hui sur un marché de 4.6 milliards de dollars, qui devrait passer à 17.8 milliards de $ en 2016, soit à peu près quatre fois plus.

Simplicité de déploiement

Qu’ont-elles de plus que les autres ? Si les infrastructures convergées séduisent autant, c’est qu’elles offrent la possibilité d’apporter rapidement de la valeur ajoutée grâce à une configuration rapide sans compromis sur la performance. On le sait, aujourd’hui les infrastructures traditionnelles en silos ne sont plus les modèles à suivre : elles génèrent des goulets d’étranglement et des coûts d’exploitation énormes. Les infrastructures convergées s’inscrivent totalement dans la mouvance actuelle, à savoir de moins de moins de matériel serveur, ou stockage vendus seuls, pour être plus efficaces et économes.

Une petite dernière chez Oracle : VCA

Les associations NetApp-Cisco ou EMC-Cisco-VMWare ont donné naissance à de belles solutions, Flexpod et VCE. Avec son Exadata et Exalogic, Oracle apportait une première solution mais toutefois dédiée sur une charge bien précise (Database ou application Java) et parfois verrouillée sur certaines versions uniquement (Database 11g pour l’Exadata). En effet, les Engineered Systems sont habituellement des systèmes spécialisés, pour des traitements spécifiques.

Entre en jeu la petite dernière, Oracle Virtual Compute Appliance qui se veut être un système beaucoup plus généraliste. Cette appliance s’inscrit cependant toujours dans la droite lignée des engineered systems Oracle (Exadata, Exalogic, Exalytics, ODA) avec une association serveurs, stockage et réseau.

Avec ce nouveau produit, Oracle se démarque en effet des précédentes machines en rendant sa solution plus ouverte et moins orientée en termes d’applications mais aussi de produits Oracle (plus besoin d’être en version 11g). Enfin, l’offre apparaît très compétitive financièrement. On peut démarrer petit, avec uniquement 2 noeuds de calcul biprocesseurs et aller plus tard vers 25 noeuds, voire interconnecter des VCA entre eux.

Optimisée pour les workloads Oracle, mais pas seulement

L’un de ses points forts est donc de concentrer l’ensemble des composants chez le même constructeur ce qui assure un support simplifié, une meilleure maîtrise du système intégré et une simplification maximale des tâches de configuration, ce qui réduit la marge d’erreur. Il y a un vrai gain de compétitivité. Deuxième atout, le coût de licence des applications Oracle est plus avantageux sur ce type de matériel qu’avec tout autre matériel, avec un niveau de granularité inégalé Mais ces appliances sont aussi intéressantes pour des applications non Oracle, ce qui permet d’en un socle d’infrastructure tout à fait incontournable dans les datacenters modernes.

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SCC

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