Internet des objets : comment tirer parti de la data en B2B ?

Internet des objets : comment tirer parti de la data en B2B ?

Avis d’expert, Sergio Werner, directeur stratégie et innovation chez SCC France.

 

L’industrie 4.0 plonge les entreprises dans l’âge d’or du traitement des données. Mais comment exploiter pleinement le potentiel de cet immense patrimoine d’informations ? Sergio Werner, directeur stratégie et innovation chez SCC France, nous donne les clés pour tirer parti de la data en B2B.

 

Qu’espérer de la transformation IoT dans le monde B2B ?

« Il y a encore quelques années, une société qui souhaitait vendre un produit avait seulement trois points d’entrée avec son client : au moment de la vente, lors d’une maintenance planifiée et à l’occasion d’un incident à résoudre. Aujourd’hui, suite à la vente d’un produit connecté, il est possible d’accéder à des quantités astronomiques d’informations tout au long de la vie du produit. Cette collecte continue des données promet des gains réels. Dans le domaine industriel, imaginez par exemple que les maintenances, prévues à intervalle fixe dans le temps, soit finalement fixées en fonction de l’utilisation réelle des machines, lors d’un besoin effectif. Cette intervention ciblée, au bon moment – donc bien plus efficace – devient possible grâce à un traitement pertinent des données préalablement collectées. »

 

L’IoT peut-elle améliorer le développement d’un produit ?

« C’est effectivement un autre avantage de l’Internet des objets. La collecte continue des données permet d’identifier les cas d’usage et d’analyser l’utilisation quotidienne en situation réelle d’exploitation des produits. Une véritable mine d’or pour ensuite alimenter un cycle de développements  ou d’améliorations, pour toujours plus de pertinence et d’adaptation aux besoins des utilisateurs. »

 

Comment gérer les volumes de données produits par l’IoT ?

« Avec le temps, la quantité de données collectées ne va cesser de s’accroître. Le choix de traitement de ces informations sera alors primordial pour assurer performance et scalabilité du système d’information. Il s’agit de savoir exactement quelles sont les informations dont on dispose, où elles sont hébergées et quelle en sera leur valeur. Dans le domaine de l’automobile, si nous prenons l’exemple de la voiture connectée, ce type de véhicule génère aujourd’hui jusqu’à 26 Gigaoctets de données par jour. Demain, cela pourrait atteindre lest 4 Téraoctets de données ! Il va de soit que la solution IoT devra être assez robuste pour emmagasiner et traiter toutes ces informations. »

 

Quels sont les facteurs clé de succès pour son implémentation IoT ?

« La première chose à prendre en compte est l’intégration d’une problématique d’industrialisation et de scalabilité. Autrement dit, penser grand et adaptabilité. Il ne faut pas prévoir un projet pour 50 objets connectés mais pour 10 ou 1 000 fois plus. Le but est d’accroître sans cesse les performances. Il faut aussi avoir conscience que de nouveaux objets et protocoles voient le jour régulièrement. Il est donc essentiel d’opter pour une architecture souple, capable de suivre les évolutions technologiques du domaine. L’architecture de gestion des objets connectés doit être capable d’absorber automatiquement les évolutions, sans nouveau développement. Elle doit aussi être capable de communiquer entre plusieurs systèmes, on parle d’interopérabilité. Chez SAP, cette offre IoT porte le nom Leonardo. »

About The Author

SCC

Recevez par mail les articles et actualités de Au coeur des InfrasJe m'inscris à la Newsletter