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IoT : quels impacts sur votre infrastructure ?

IoT : quels impacts sur votre infrastructure ?

Le gigantesque volume de données généré par l’Internet des Objets entraîne une remise en question des modèles d’infrastructures traditionnels. Comment les équipes informatiques doivent-elles aborder les effets des équipements connectés sur leur environnement ?

Objets connectés : 40 000 milliards de gigaoctets de données d’ici 2020

Il ne fait aucun doute que l’Internet des Objets (IoT) constitue l’une des évolutions technologiques majeures de ces dernières années, promise à une croissance sans précédent. Selon BI Intelligence, le nombre d’objets connectés dépassera pour la première fois en 2017, le nombre total d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones. Gartner prédit que, d’ici 2020, le monde pourrait compter plus de 20 milliards d’objets connectés, qui produiraient 40 000 d’exaoctets (40 000 miliards de gigaoctets) de données.

Ces objets seront de toutes natures, toutes formes et toutes tailles, des voitures aux vêtements, en passant par des capteurs sous-cutanés et à des bâtiments tout entiers. Tout comme les données qu’ils génèreront et qui devront être stockées, traitées et interprétées, pour devenir véritablement profitables aux entreprises. Ce qui suppose de la part de ces dernières de disposer d’infrastructures capables de gérer ces énormes flux de données, tout en garantissant la performance du réseau, l’interopérabilité et la sécurité des systèmes.

Une récente étude IDC révèle ainsi que les équipes IT recherchent de plus en plus aujourd’hui des fournisseurs capables d’enrichir leurs réseaux et infrastructures actuels pour les adapter aux nouveaux enjeux et contraintes de l’IoT. Le succès des initiatives IoT dépend donc étroitement de la capacité des équipes IT et des opérateurs de data center à tirer parti des dernières avancées technologiques en matière notamment de virtualisation de réseau, de data analytics ou encore de cloud computing. Selon IDC, la capacité consommée dans les data centers par les charges relatives à l’IoT aura augmenté de près de 750% entre 2014 et 2019, repoussant donc de manière significative les capacités des installations en terme de réseau, de stockage et d’analytique.

Comment anticiper les impacts de l’IoT sur votre infrastructure ?

Les impacts de l’IoT sur les infrastructures informatiques s’articulent autour de quatre domaines technologiques majeurs : le stockage, le réseau, la connectivité et la sécurité.

Du fait du gigantesque volume de données que les objets connectés produisent chaque minute, les infrastructures traditionnelles centralisées vont rapidement devenir intenables. Plutôt que de combler les lacunes au coup par coup, en multipliant les composants, les entreprises devront se tourner vers des infrastructures distribuées et convergées, afin de disposer de la flexibilité nécessaire en matière de stockage de données. L’agrégation de données dans ce type d’architecture se fait alors sur plusieurs data centers distribués, où elles sont traitées avant d’être transmises sur un site central pour leur analyse et leur exploitation. A ce titre, les services de cloud public, les architectures applicatives distribuées, les data centers hyperscale, ou encore les solutions d’automatisation, vont devenir des facteurs technologiques clés pour adresser les défis de l’IoT.

Au-delà du stockage, se pose également les questions du réseau et de la connectivité, qui vont devenir de plus en plus complexes et étendus. Pour réduire les temps de latence réseau, l’utilisation de containers peut par exemple s’avérer utile, de même que l’optimisation WAN. Côté connectivité, de nouveaux protocoles devront être gérés pour prendre en compte la multitude de flux de communication entre les devices eux-mêmes et entre les devices et les data centers. Les traditionnels Wifi et Bluebooth pourraient ainsi progressivement laisser place à (ou du moins, s’enrichir) des technologies telles que NFC (Near Field Communication), MQTT (Message Queue Telemetry Transport), RFI (Radio Frequency Identification), LoRaWAN ou encore NB-IoT.

Qui dit IoT dit également sécurité. Avec le nombre croissant d’objets connectés, les menaces vont atteindre une échelle industrielle. Contrairement aux data centers ou aux infrastructures bordés et contrôlés, ne serait-ce que géographiquement, les objets connectés sont par nature disséminés hors des enceintes des entreprises, les exposant à d’autant plus de risques de piratages et d’intrusions malveillantes. La sécurité de systèmes doit donc être repensée et affinée, en prévoyant par exemple de mettre en place les dispositifs de contrôles adaptés au niveau des serveurs eux-mêmes.

Dans ce contexte, les spécialistes s’accordent à dire que le cloud – et en particulier le cloud hybride – constitue, par sa flexibilité, sa scalabilité et sa sécurité, le meilleur allié d’une stratégie IoT. Ils prévoient notamment que plus de 90% des données issues de l’IoT seront hébergées dans le cloud d’ici 2020.

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SCC

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