Le full-flash, tout aussi explosif avec les bases de données

Optimiser sa base de données SANS retravailler la partie infrastructure et ses applications, impossible ? Pas depuis l’arrivée massive des baies «full-flash», qui changent réellement la donne pour les applications critiques.

Jusque là, vous le savez, après avoir fait un profil i/o des applications, on ajoutait des disques FC dans une baie de stockage plus «standard». Souvent, on dimensionnait une baie de stockage entière pour seulement…10 à 15 % des applications qui nécessitaient de la performance. Coûteux, et pas forcément efficace, car peu optimisé.

Aujourd’hui, et c’est là la véritable nouveauté, on peut isoler ces applications et les traiter avec les baies full-flash.

Le marché donne le choix. Si le pionnier Violin Memory, ou les «petits» acteurs tels que Fusion IO, Pure Storage ou Nimbus Data font parler d’eux sur ce créneau (Il y a plus de 60 sociétés sur le domaine), les «gros» acteurs du secteur ne sont pas en reste : on peut citer IBM FlashSystem, EMC XtremIO, Netapp FlashRay, HP 3Par. Ces systèmes sont parfaits dans les projets de VDI, de messagerie, et sont aussi bluffants avec les bases de données.

Réduction du temps de latence par dix

Grâce aux disques flash, il devient en effet possible de réduire les temps de latence entre la donnée et le CPU. D’expérience, on passe du temps de latence de 100 ms à quelques micro secondes. Par exemple, nous avons finalisé un test chez un de nos clients avec une baie IBM FlashSystem de 2 To pour une application Oracle. Résultat : 2,5 fois plus d’i/o traités en physical reads, 4 fois plus d’i/o traités en 7 fois moins de temps en lecture séquentielle, et 21,6 fois plus rapide sur l’exécution des requêtes oracle ETL.

Et le tout après 1/2 journée d’installation et SANS toucher à l’application !

Installation sans remettre en cause l’existant

Car la beauté de la chose, c’est qu’il suffit de moins de deux heures pour connecter ce type de baie -en mode JBOD-dans son infrastructure, et d’y migrer la base de données qui pose problème, le tout sans remettre en cause son existant. En clair, le ROI est immédiat ! Bien entendu, il faut tout de même réfléchir en amont à son insertion dans l’infrastructure, et bien vérifier que l’accélération ne pose pas de problème sur l’application en question. Mais un POC suffit pour se rendre compte qu’elles sont, en général très efficaces.

 

A propos de l'auteur

Régis Davesne

Directeur du département Hybrid IT

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