L’hyperconvergence : la simplicité et l’évolutivité plébiscitées (saison 1)

L’hyperconvergence : la simplicité et l’évolutivité plébiscitées (saison 1)

Disposer d’une infrastructure plus performante pour améliorer l’efficacité opérationnelle : c’est là toute la promesse de l’hyperconvergence qui concentre le stockage principal et les fonctions de calcul en une seule et même solution. Après plusieurs années de développement, le modèle se structure autour d’une technologie aujourd’hui mature qui propose une gamme d’appliances et de services associés en réponse à l’infrastructure classique.

 

Montée en puissance en chiffres

Après le « buzzword » qui a accompagné le concept ces dernières années, l’hyperconvergence est aujourd’hui une réalité. Au cours du deuxième trimestre 2018, les systèmes hyperconvergés ont généré un chiffre d’affaires de près de 1,5 milliard de dollars, soit une hausse de 78 % sur un an. Autre signe de maturité : l’hyperconvergence est le segment qui progresse le plus, avec + 60 % en moyenne ces derniers mois. (source : IDC)

De son côté, Gartner place les systèmes intégrés hyperconvergés en tête d’un marché qui pourrait bien atteindre 5 milliards de dollars de revenus d’ici à 2019. Et d’ici là, 30% des entreprises auront remplacé leur infrastructure existante par des alternatives plus flexibles et plus économiques telles que les solutions hyperconvergées. Parmi les arguments solides en faveur de l’hyperconvergence : le déploiement des applications dans un environnement unique, intégré et homogène, facile à exploiter et à maintenir.

 

Quand les trois piliers de l’IT fusionnent

Il faut dire que le modèle a de quoi séduire : automatisation, mutualisation des ressources, réduction des coûts, protection des données… L’hyperconvergence est une infrastructure définie par logiciel. Le « Software Defined Datacenter » assure l’uniformité de la plateforme grâce à une interface de commandes qui masque le matériel et combine les fonctions de calcul, de stockage et de réseau de manière hautement virtualisée et centralisée. Dans le prolongement des offres de convergence et des infrastructures intégrées, l’hyperconvergence élimine les écueils liés à la gestion de l’informatique classique, autrement dit elle entend réduire la complexité d’exploitation de l’infrastructure et démanteler les silos de stockage.

 

Vers un scénario « 100% hyperconvergé » ?

L’enjeu et les défis sont aujourd’hui largement partagés par les DSI au sein des PME, mais aussi des grands comptes qui, de plus en plus, ont tendance à faire de l’hyperconvergence un moteur d’investissement. Les systèmes hyperconvergés s’inscrivent dans une trajectoire de croissance rapide avec une prévision de marché qui s’élève à près de 6 milliards $ d’ici 2020. Dans un souci permanent de simplification de l’IT, ils ouvrent par ailleurs une porte vers le cloud dans la mesure où les fonctionnalités des plateformes hyperconvergées sont bien adaptées pour porter un Cloud privé ou même des architectures de cloud hybride.

Pour autant, l’hyperconvergence est-elle souhaitable et efficace dans tous les cas ? Un scénario « 100% hyperconvergé » doit-il forcément tendre vers un modèle unique de datacenter ?  La question se pose car l’hyperconvergence n’est peut-être pas la réponse à tout et la version « hyper » de la convergence peut parfois poser les limites du « tout en un ». Eléments de réponse au prochain épisode.

About The Author

Sebastien Hurst

Responsable Département Avant-Vente

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