Non, VMware VSAN n’est pas ce que vous croyez

Non, VMware VSAN n’est pas ce que vous croyez

Sur le marché très en vogue de l’hyperconvergence, VMware a joué très tôt la carte de Virtual SAN, une solution de stockage convergé par hyperviseur. Lancée en 2013, la solution a été au départ assez décriée, il faut l’avouer, et comparée aux pure players du secteur : pas assez fournie en termes de fonctionnalités, pas assez performante, manque de maturité…

Pourtant, depuis, de l’eau a coulé sous les ponts du Software Defined Datacenter. Lors de la grande messe VMworld 2015 il y a quelques semaines, VMware a dévoilé la troisième mouture de VSAN (baptisée 6.1 qui suivait la version 6.0 annoncée au printemps pour être en phase avec vSphere 6), et révélé la roadmap de la suivante, prévue pour la fin de l’année.

Et elle mérite qu’on s’y attarde un peu. Avec les nouvelles fonctionnalités, VMware pourrait bien avoir rattrapé son retard et être parmi les plus avancés du marché.

VSAN 6 : 5 idées reçues

Idée reçue numéro 1 : VSAN n’est pas un succès 

Bien au contraire. VSAN fait mouche ! Selon VMware, près de 2000 clients ont déjà la solution en production. La plateforme, en phase avec les propositions du Software-Defined Datacenter, remplace les SAN traditionnels en étant 50 % moins coûteuse qu’une baie traditionnelle. De plus VMware, leader de la virtualisation depuis plus d’une décade, est un acteur de confiance pour les entreprises, contrairement aux start-ups du secteur qui ont encore tout à prouver.

Idée reçue numéro 2 : VSAN est trop compliqué 

Plutôt simple en fait, quand on connait déjà VMware vSphere. VSAN est directement imbriqué dans l’hyperviseur, et ne requiert pas d’autre logiciel. Il suffit de quelques clics pour l’activer, et est géré à partir du client web vSphere.

VSAN apporte l’intelligence pilotée par logiciel et l’administrateur n’a plus à s’occuper de l’infrastructure de stockage sous-jacente, il n’a plus à préconfigurer les pools de stockage, ni à se soucier du placement initial des VMs. Il est possible de mettre en place des règles à granularité très fine au niveau de la VM et non pas du datastore complet.

Le VSAN est en théorie simple à exploiter car il n’y a pas de chaine de compatibilité à vérifier comme sur des architectures SAN traditionnelles, réduisant de ce fait l’OPEX.

Idée reçue numéro 3 : VSAN est peu performant 

Parce que VSAN est intégrée dans le noyau vSphere, le placement des données est optimal et les E/S sont améliorées, contrairement aux appliances virtuelles de stockage qui s’exécutent au-dessus de l’hyperviseur. Cela lui permet d’atteindre un niveau de performances élevées sans que le processeur ne soit surchargé.

VSAN peut être configuré comme un système de stockage hybride ou 100 % Flash, et c’est une nouveauté. La ressource Flash est utilisée comme cache de lecture /tampon d’écriture pour accélérer les performances.

Par ailleurs, l’une des principales nouveautés de VSAN6 est le remplacement des systèmes de fichiers utilisé pour la version précédente. C’est en fait un nouveau système de fichiers, issu du rachat de la société Virsto par VMware en 2013, qui dope considérablement les performances. Il apporte aussi des fonctions avancées de clonage et de snapshots (32 snapshots de chaque VM stockée dans VSAN). Selon VMware, cette configuration a permis, lors de tests, d’offrir jusqu’à 120 000 IOPS/ nœud serveur soit près de 7 M d’IOPS pour un cluster de 64 nœuds (précédemment, VSAN 5.5 ne supportait que 32 serveurs par cluster).

Enfin, la nouvelle mouture, , VSAN 6.1 apporte le support des disques NVMe et des barrettes de mémoire Flash UltraDIMM, ce qui devrait encore permettre de doper les performances en réduisant la latence d’accès aux données.

Idée reçue numéro 4 : VSAN, peu sécurisé ?

VSAN est géré à partir du client web vSphere et s’intègre à la pile VMware avec les composants vMotion, HA, Distributed Ressource Scheduler et vCenter Site Recovery Manager et vRealize Automation. Tout peut donc être sous contrôle, tout comme les VM, et les règles sont faciles à appliquer.

Dans la nouvelle version, il est possible d’assurer la disponibilité en cas de panne d’un disque ou d’un serveur ne se trouvant pas dans le même rack que les VM principales. Il est possible de définir des domaines de failles, par exemple par rack, afin d’assurer que les copies des VM principales ne risquent par exemple pas de subir la même panne électrique ou réseau que le rack voisin.

Idée reçue numéro 5 : VMware VSAN, à la traîne sur les fonctionnalités

C’était vrai, cela ne l’est plus ! La version 6.0 et maintenant la 6.1 de VSAN apporte de nouvelles fonctionnalités attendues par les clients qui remettent la solution réellement en course face aux concurrents.

  • streched cluster (configurations de cluster étendu)
  • clustering de bases de données d’Oracle et de Microsoft
  • compatibilité avec les fonctions de tolérance de panne de VMware.
  • support de la réplication des données sur de longues distances avec un RPO de 5mn.
  • L’administration de la solution simplifiée, via le développement d’un plug-in vRealize ; qui permet de superviser l’ensemble des paramètres de fonctionnement d’un cluster.

Bref, de quoi considérer VSAN avec autant de sérieux que les alternatives du marché.

VSAN

 

 

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SCC

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