Pourquoi vous devez sauvegarder vos comptes Office 365

Pourquoi vous devez sauvegarder vos comptes Office 365

Les fournisseurs de Cloud vous assurent une disponibilité à 99,9% de leurs infrastructures, mais que se passe-t-il si une défaillance survient. Que faire si un utilisateur veut récupérer un message effacé voici plusieurs mois ? Tout service Cloud doit disposer un backup et il existe désormais des solutions techniques simples pour sécuriser des services Saas qui sont devenus critiques pour l’activité des entreprises.

La sécurité à 100% n’existe pas. Même les infrastructures les mieux sécurisées, les mieux redondées à l’image de celles qu’ont bâti les grands prestataires du Cloud ne sont pas à l’abri d’une défaillance. Ainsi, quand le datacenter Google de Saint-Ghislain en Belgique a été frappé par la foudre le 13 août 2015, le système d’alimentation électrique de secours s’est bien mis en marche mais trop tard. Il n’a pu empêcher l’arrêt de 5% des infrastructures de stockage du centre. Une coupure qui, de l’aveu de Google, a entrainé la perte définitive de 0,000001% des données stockées dans ce centre. Négligeable ? Pas si sûr quand on connait les capacités gigantesques des datacenters de Google.

La probabilité de perdre des données stockées dans le Cloud n’est pas négligeable et elle devient bien plus significative si on y ajoute à ce risque toutes les erreurs de manipulation des administrateurs et surtout des utilisateurs. Qui n’a pas malencontreusement effacé des messages et leurs fichiers attachés pour « faire de la place » dans sa messagerie… pour finalement s’apercevoir quelques semaines plus tard qu’un fichier important est passé à la trappe ? Selon une étude Iron Mountain de 2014 (1), 68% des membres des DSI interrogés estiment que ces pertes de données constituent aujourd’hui leur défi n°1. Même si ceux qui ont opté pour une messagerie et un système de stockage de fichiers dans le Cloud doivent songer à sauvegarder ces données et se prémunir d’un risque de perte bien réel.

29% des pertes de données sont causées par les utilisateurs

Le Ponemon Institute (2) est allé plus loin dans la recherche des causes de pertes de données en interrogeant 277 entreprises qui ont été victime de pertes de données. Dans 29% des cas, ces pertes étaient dues aux utilisateurs eux-mêmes. Une cause qu’il est bien difficile de contrer pour un fournisseur Cloud. Une fois passé le délai de conservation après mise dans la corbeille , la donnée est soit définitivement perdue, soit elle implique une procédure spéciale. Une procédure qui va demander un délai supplémentaire de plusieurs jours pour retrouver la donnée si c’est encore possible. De plus, le prestataire Cloud peut facturer le temps d’intervention d’un expert pour cette procédure exceptionnelle. Outre ces maladresses, la malveillance est un motif de perte de données devenu extrêmement fréquent, sans compter les véritables attaques de pirates qui veulent rançonner ou simplement mettre en difficulté une entreprise. Ces motifs sont évoqués par 35% des entreprises interrogées, c’est colossal ! Outre les attaques massives et très médiatisées, comme celle dont a été victime Sony Pictures en 2014, le quotidien des entreprises, même les plus petites, c’est ce salarié licencié qui efface l’ensemble de ses données avant de partir, c’est un salarié victime de phishing qui voit son poste bloqué par un ransomware.

La sauvegarde Cloud à Cloud, la solution la plus simple

Techniquement, il est tout à fait possible de mettre en place une architecture hybride entre un serveur de messagerie internet et un service de messagerie tel qu’Office 365. C’est une solution que certaines grandes entreprises ont effectivement mise en place, mais avec l’envol du nombre et du volume de messages échangés par les utilisateurs, réaliser les tâches de sauvegarde en interne est de plus en plus lourd et mobilise de plus en plus de ressources. A l’heure de la réduction des coûts IT et de la chasse au CAPEX , maintenir de telles configurations est très couteux et ne se justifie que dans quelques cas bien définis. Sur ce plan, le backup « Cloud à Cloud » apparaît comme moyen intéressant et économique de répondre à ce besoin de sauvegarder les données des applications Cloud, des espaces de stockage en ligne et des messageries. Il en existe pour les principaux services Cloud du marché, ainsi que pour quelques grandes applications Saas comme Salesforce, par exemple.

Mais outre le fait d’avoir à se passer de déployer une infrastructure de stockage dédiée à la sauvegarde des comptes de messagerie, une solution telle que Spanning Backup d’EMC, compatible avec Office 365, Google Apps et Salesforce, offre une solution « Cloud à Cloud » sans limitation de volume de stockage, sans limite dans le temps.

Mieux, l’interface de cette solution permet à l’utilisateur d’effectuer lui-même ses restaurations de données. Qui mieux que lui sait quel fichier ou quel message effacé il doit absolument retrouver ? Grâce à une interface qui se fond à l’outil de messagerie, il va remonter le temps jusqu’au message effacé et le restaurer lui-même, d’un clic. Un moyen imparable de faire baisser le nombre de tickets d’incidents auprès du service support et soulager l’équipe informatique de ces tâches à faibles valeur ajoutée qui mobilisent le personnel. Bien évidemment, les administrateurs disposent de leur propre interface pour réaliser les restaurations de l’ensemble des utilisateurs dont ils ont la responsabilité.

La sauvegarde « Cloud à Cloud » est à l’heure actuelle la solution la plus efficace de sécuriser les données des utilisateurs de services en ligne.

(1) Etude Iron Mountain, “The Cost of Inertia: Insight from the Iron Mountain Data Predictors Study,” 2014.

(2) Etude citée dans le white paper « Data Loss: Understanding the Causes and Costs » édité par Mozyenterprise/EMC en 2015

About The Author

SCC

Recevez par mail les articles et actualités de Au coeur des InfrasJe m'inscris à la Newsletter