Projets VDI : 8 points essentiels à considérer avant de choisir son stockage

Comment bien choisir la baie de stockage adéquate pour que son projet VDI ne soit pas un échec ? Car ce n’est plus un secret : dans beaucoup de cas, ces projets n’aboutissent pas, très souvent à cause de ce que j’appelle « l’effet de masse critique ». Lors d’un POC, on est en effet sur un périmètre réduit et tout semble fonctionner à merveille, et ce n’est que lorsque l’on passe en production que l’on assiste à un effondrement des performances ou à une explosion des coûts.

Aujourd’hui, forts de cette expérience mais aussi parce que les offres ont considérablement évolué, les projets VDI sont bien mieux abordés. Mais pour qu’ils soient un vrai succès, l’infrastructure doit être bien réfléchie dès le départ.

Assurez-vous donc que la baie de stockage que vous allez choisir :

1. Propose une véritable déduplication à la volée.
Cela semble aujourd’hui évident, tant la déduplication est devenue standard et pourtant, toutes les baies ne se valent pas dans ce contexte. Certaines ne font que de la comparaison de « patterns », avec un jeu de patterns déjà connus mais qui ne collent pas avec toutes les données. D’autres font aussi de la déduplication « post process », ce qui a un impact important sur les performances. Il faut donc s’assurer que la baie choisie effectue une véritable déduplication à la volée en amont, pour réduire à la fois la voilure en terme d’infra (consommation énergétique, espace au sol réduit), de provisionner la bonne volumétrie dès le départ et ne pas avoir d’impact sur les performances.

2. Propose du vrai scale-out
Le scale-out est aujourd’hui en vogue car il permet de bâtir son infrastructure petit à petit en fonction des besoins, sans pour autant remettre en cause l’infrastructure de départ, à la manière d’un jeu de Lego : on ajoute les briques une par une au fur et à mesure. Dans un projet de VDI, c’est incontournable, car on adresse des milliers de postes, et la migration ne se fait généralement pas du jour au lendemain.

3. Propose une implémentation complète des API VAAI de VMware.
Les API VAAI de VMware permettent d’optimiser considérablement les performances et l’efficacité, en transférant certaines tâches de stockage vers les baies de disques. On peut en tirer parti sur une infra VDI full VMware mais aussi sur une infra VDI Citrix reposant sur un hyperviseur vSphere. Certaines baies ne supportent pas totalement les APIs VAAI. Il est donc recommandé de s’assurer que c’est le cas pour éviter les mauvaises surprises.

4. Intègre bien l’API VAAI X-Copy avec la déduplication inline and in -memory
Une des primitives VAAI (X-Copy) est une pierre angulaire dans un projet VDI : un ordre envoyé par l’hyperviseur pour faire un clone d’une VM est envoyé à la baie. Cela permet d’effectuer de nombreuses copies des VMs directement sur la base d’un snapshot sans avoir à copier physiquement les blocs et les données, et donc sans impact sur le stockage. Et c’est justement un besoin récurrent dans un projet VDI, puisqu’il faut déployer massivement des postes. Grâce à cette API, on peut donc déployer en quelques heures quelques milliers de postes. Autant dire qu’il est vraiment important de vérifier que la baie choisie l’intègre bien avec la déduplication.

5. Le stockage s’adapte à tout type d’architecture
Quelle que soit l’architecture retenue, le type de VMs utilisées, le stockage doit rester simple à gérer. Il faut donc vérifier que la baie s’adapte à tout type de container choisi pour les postes VDI.

6. N’oblige pas de compromis pour le Thin provisioning
Toutes les baies du marché le proposent le thin provisioning. C’est effectivement devenu un standard. Le problème, c’est que très souvent, les entreprises doivent faire le choix entre thin provisionning ou performances. Cette fonctionnalité est gourmandes en ressources et donc très souvent, elle finit par être désactivée tant elle a un impact sur la production. Dans un projet VDI, on ne peut faire de compromis. Aujourd’hui les baies ont évolué, et il faut donc s’assurer que celle choisie permette d’activer le thin provisionning sans impact majeur sur les performances.

7. Atteigne une latence en deçà de la milliseconde
Dans un projet VDI, les temps de latence doivent être en deçà de la milliseconde et rester constants. Dans le cas contraire, l’impact sur l’expérience utilisateur est important, et peut mener à l’échec. Une mauvaise latence peut en effet devenir un ennemi au projet. D’ailleurs, cette mauvaise expérience utilisateur est la plupart du temps responsable de l’abandon du projet VDI. Il est donc important de vérifier que la baie choisie puisse atteindre ces niveaux de latence très bas, et toutes n’en sont pas capables.

8. Nombre d’IOPS élevés
Enfin, le succès d’un projet VDI tient aux performances de l’infrastructure sous-jacente, qui se caractérise par un nombre d’IOPS élevés. Aujourd’hui seuls les disques Flash ou les disques SSD peuvent assurer autant de performance. Il est important de vérifier que la baie choisie puisse supporter des milliers de postes tout en ne grevant pas les performants.

Très peu de baies sur le marché sont capables de satisfaire cette checklist. Parmi elles, les baies flash Xtremio  d’EMC remplissent tous ces critères.

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SCC

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