Scénario de Migration Windows Server 2003 : «D’abord WS 2008 en transition»

Scénario de Migration Windows Server 2003 : «D’abord WS 2008 en transition»

Le   projet   vient   de   démarrer   pour   faire   migrer l’ensemble des serveurs WS 2003, soit une centaine. « C’est loin d’être enthousiasmant. Nos responsables fonctionnels, décideurs des budgets, n’en voient pas l’intérêt. Donc ce sera une migration a minima » nous explique un responsable Production IT, au sein de la DSI d’une filiale appartenant à une multinationale du secteur de l’énergie.

livre-blanc-scc-migration windows-server 2003« Au démarrage du projet, nous souhaitions imposer le passage à WS 2012 R2, pour disposer d’une ‘roadmap’ plus large et éviter d’avoir à refaire une migration trois ans plus tard. Las ! La plupart de nos applicatifs ne sont pas compatibles avec WS 2012 R2 et encore moins compatibles en 64 bits ! Bref, ce sera une migration vers  WS  2008  en  32  bits (et pas  R2),  alors  même que la fin du support de WS 2008 se rapproche. Nous ne prendrons pas de support étendu spécial et payant au delà de juillet 2015, comme nous avons été  obligés  de le faire pour Windows 2000 (coût: environ 800 K-euros pour un an!) ».

A noter qu’une partie de ces serveurs en WS 2003 arrive tout   droit   de   la   dernière migration WS 2000 achevée il y a deux à trois ans à peine. Déjà à l’époque, les fonctionnels avaient refusé de faire un saut important vers WS 2008 :
« Nous répétons le scénario d’une queue de fin de support. Difficile de parvenir à un cycle de vie efficace. Quelques applications ont même des composants techniques hors support (Bases de données, OS Unix…). »

On l’a compris : ici, la politique de gestion des cycles de vie est plus tirée par  le  fonctionnel  et  l’applicatif  que par l’infrastructure.

Et l’option Cloud ?

Elle a été envisagée, de façon volontariste, il y a six mois, en même temps que la migration vers WS 2012.
« Oui, mais le poids de la conjoncture est là et le Cloud sera plus un choix au cas par cas qu’un choix systématique et par défaut ».

CTAWS2003_3Deux raisons à cela : « Beaucoup de ces applications ont des liens forts avec le SI Interne et pour l’instant nous n’avons pas vraiment de Cloud hybride au vrai sens du terme. La seconde raison est que mettre l’application dans le Cloud nécessite un effort et un coût de transformation (de WS2003 à WS2012) ».

Le problème, c’est la montée à niveau d’applications de 32 bits à 64 bits – un coût de 2.000 à 3.000 euros par serveur estimé trop important, alors même que 80% du parc applicatif est virtualisé.

Il est vrai que dans certains métiers les applications évoluent peu. « Certains éditeurs  n’ont  pas   encore fait leur montée de version sur WS 2012. Or,  80%  de nos applications sont des progiciels métier, verticaux. Les plus à jour sont sous WS 2008, tout au plus. »
Et quel est le contexte en termes de licences et de ‘packs’ ? « Nous bénéficions du contrat global SA (‘Software assurance’ de Microsoft). L’offre CIS, System Center nous concerne aussi, de même que SQL Server, qui s’élargit sans être prioritaire ni très avantageux, car nous sommes beaucoup orientés Oracle. En effet, plus de la moitié du coût est due aux interventions. »

Aller sur le Cloud, sauf à accepter AWS (Amazon), soulève aussi le problème de la licence et de la mise à niveau. « Microsoft préconise d’aller sur Azure mais il va retirer WS 2008 des images disponibles d’ici quelques mois. Il faut d’abord être sur WS 2012. Ce n’est pas notre attente, ce n’est pas dans notre budget, et même si cette migration vers le Cloud peut permettre des économies en allégeant l’infrastructure ».

Ici, 80% des serveurs sont techniquement éligibles au Cloud, mais beaucoup ne le sont pas pour des raisons de confidentialité des données. « Et le coût serait trop élevé pour faire évoluer les applicatifs, et même si plus de 50% d’entre eux sont en 64 bits. Donc, oui l’argument du Cloud tient la route, mais la marche est trop haute à franchir en termes de coûts. »

En clair, le décalage avec Microsoft reste important : « Leur position ne bougera pas s’agissant des dates de support. Ils sont seulement prêts à nous fournir du service et des équipes pour qualifier les serveurs. »

Hyper-V versus VMware ?

« Pour la virtualisation des serveurs, nous sommes à 95% sur VMware. Migrer vers Hyper-V pourrait être source d’économies en licences VMware, mais minimes, car nous avons bien optimisé. Notre taux de virtualisation est de l’ordre de 70 à 75% sur les serveurs x86. En moyenne, chaque serveur supporte 30 VM. Nous sommes dans les standards du marché, avec peu de licences VMware. Pour que la migration soit rentable il ne faut pas que les coûts de migration de VMware à HyperV dépassent 200 € par VM, donc pas intéressant. Donc, nous utilisons partiellement Hyper-V, pour assurer un ‘bi-sourcing’. »

Et les orientation dans le reste du groupe ?

« Par opposition à l’activité industrielle et à la recherche, nous sommes la branche qui porte l’activité disons ‘tertiaire’, appelée à se transformer avec le ‘digital’. Nous  devons bouger vite avec  des budgets faibles. D’où l’intérêt d’étudier les offres Cloud pour du ‘time-to-market’ et des coûts variables. Donc, il y a pire… Certains systèmes industriels, des bancs de tests, par exemple, peuvent encore fonctionner sur Windows NT : en changer pourrait coûter jusqu’à un million d’euros ! »

Cet article est extrait du Livre Blanc SCC-Microsoft : « Windows Server 2003, la continuité vers le Cloud ».

About The Author

SCC

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recevez par mail les articles et actualités de Au coeur des InfrasJe m'inscris à la Newsletter