Stockage : faut-il séparer la tête et les jambes ?

Stockage : faut-il séparer la tête et les jambes ?

En découplant la couche « gestion et services » de la couche propre au stockage, le SDS (Software Defined Storage) s’inscrit dans un environnement plus large de solutions software-defined qui fait la distinction entre le logiciel et le matériel. Flexible, évolutif, économique… le SDS mise sur l’intelligence logicielle pour faire évoluer les infrastructures et répondre aux enjeux de performance.

 

S’affranchir de la dépendance du logiciel vis-à-vis du matériel

Pour avancer, c’est bien connu, rien de tel que de faire fonctionner la tête et les jambes. Les deux sont nécessaires, indissociables. Ce qui est vrai pour le corps humain l’est au cœur du Data Center en matière de stockage, dans des environnements de serveurs NAS et SAN qui couplent matériel et logiciel de manière indivisible. Mais cette vision monolithique évolue aujourd’hui dans le cadre d’une architecture SDS dynamique qui dissocie la partie matérielle de la couche logicielle.

 

Le stockage doit pouvoir évoluer à l’infini

Le principal avantage du stockage à définition logicielle tient au fait qu’il peut augmenter la capacité de stockage en fonction des besoins, à tout moment, sans avoir recours à un empilement d’équipements supplémentaires et propriétaires. Ce contrôle des fonctionnalités de stockage « par le haut » permet de mettre à niveau les infrastructures, d’agréger des ressources multiples et hétérogènes, de modifier l’échelle de l’architecture de stockage, et de bénéficier d’une plus grande transparence budgétaire. Cette flexibilité est une condition nécessaire pour faire face à l’explosion du Big Data et de ses données non structurées. Et plus encore à l’heure où théoriquement le stockage doit pouvoir évoluer à l’infini en termes de volumes et de capacités.

 

Gérer la performance

C’est là toute la souplesse du SDS qui est capable de configurer l’espace libre en quelques minutes et de distribuer l’utilisation des espaces de stockage entre les nombreux disques et systèmes. A l’image du sportif qui doit « pousser la machine » quand les jambes n’avancent plus, le SDS mise sur l’intelligence (la tête), autrement dit sur le logiciel de stockage et sur sa capacité à automatiser le contrôle de l’infrastructure. Il s’agit dans tous les cas de gérer la performance et pour le sportif d’aller puiser dans ses « réserves » physiques pour adapter son effort en fonction de ses propres « données » !

 

Un marché en croissance

Solution évolutive et simplifiée dans ses processus, dans ses migrations et sa maintenance, le stockage à définition logicielle permettrait ainsi de réduire les coûts à hauteur de 70 à 80% (1). En 2016, le marché représentait à lui seul une valeur de 4,7 milliards de dollars affichant un taux de croissance annuel de 5,9% d’ici 2025 (2). Il s’inscrit dans une évolution logique des systèmes de stockage… Sans pour autant se séparer totalement du stockage du matériel puisqu’il permet d’extraire tout ce qui contrôle les requêtes de stockage (pour décider où et comment elles sont stockées), et non les données effectivement stockées. L’utilisation de systèmes de stockage SDS suppose donc une stratégie de protection et un plan de récupération des données…  le temps, comme pour le sportif, que l’ensemble des systèmes sollicités, se restructure !

 

(1) Source : Le Big Data Mag (octobre 2018)

(2) Coherent Market Insights (janvier 2018)

About The Author

Sebastien Hurst

Responsable Département Avant-Vente

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