Autonomous entreprise : Les bases de données autonomes, le virage technologique

Autonomous entreprise : Les bases de données autonomes, le virage technologique

Pourrons-nous encore gérer l’information sans l’assistance de l’intelligence artificielle et du machine learning ? La déferlante de datas annoncée laisse peu de place au doute.

En introduisant la toute première base de données à gestion automatisée du monde, Oracle a révolutionné la gestion de la donnée et l’exploitation de l’IT.

Rencontre avec Alain Scazzola, Hervé de Montlaur et Jean-Yves Migeon, respectivement business development Manager, channel sales Manager et channel marketing Manager chez Oracle pour échanger avec eux sur la place de l’IA et du machine learning en entreprise, l’évolution du métier d’administrateur de bases de données et d’Oracle Autonomous Database.

 

Comment comprendre le terme Autonomous ?

Autonomous, c’est l’intégration de l’Intelligence Artificielle et des systèmes de Machine Learning dans toutes les applications informatiques de gestion du futur. Ces technologies permettront aux applications de s’auto-gérer, de s’auto-administrer, de s’auto-réparer et de s’auto-protéger. L’application détecte-t-elle une augmentation suspecte du nombre de transactions, des temps de réponses plus lents, qu’elle saura prendre les mesures qui s’imposent sans intervention humaine. Dans le cas des bases de données autonomes, c’est aussi la surveillance du système et son tuning qui sont automatisés. La base s’applique à elle-même les patchs de sécurité, sans arrêt de service. La disponibilité des environnements est maximisée.

Désormais assez intelligent pour assurer toutes les tâches répétitives, le système relève d’une philosophie prometteuse. Le travail relativement routinier des informaticiens (surveillance des applications, contrôle) sera pris en charge demain par des applications auto-apprenantes, libérant l’esprit pour des tâches à plus haute valeur ajoutée. 

Ce sont d’ailleurs des technologies que l’on retrouve maintenant chez de plus en plus de constructeurs et d’éditeurs de logiciels, tant elles sont synonymes d’un véritable virage dans la façon de concevoir et de consommer l’IT.

 

En quoi l’IA et le machine learning sont-ils irrésistibles ?

Nous ne vous apprenons rien en soulignant que le marché de la gestion de la donnée évolue très rapidement. Mais il ne faut pas penser que cette évolution ira en décélérant. Nous n’en sommes vraiment qu’aux débuts. Avec bientôt 50 milliards d’objets connectés actifs, c’est autant une question de volumes que de types aussi nombreux et variés de données qu’il faudra gérer, une véritable avalanche. S’il est possible d’apporter des réponses appropriées à la question du stockage, cela ne résout pas la problématique de la gestion, de l’exploration et de l’utilisation de ces données.

Or c’est aujourd’hui le grand sujet, l’ensemble des cabinets d’études se rejoignent sur ce point. Et tous de conclure à la nécessité de changer nos façons de faire, rapidement et drastiquement, en adoptant intelligence artificielle et machine learning pour nous aider à gérer cette information mais également à la protéger.

D’ailleurs, les entreprises ne pourront bientôt plus faire autrement. Il faut des robots et non des humains pour protéger efficacement nos machines, quand elles essuient les attaques répétées d’autres robots. Or, pour l’heure, les personnes en charge du traitement de la donnée se trouvent forcées de prendre en main trop de nouveaux outils et de nouvelles fonctionnalités pour travailler utilement. Elles perdent de facto en expertise.

 

Le manque d’expertise, une tendance lourde ?

Oui, les compétences s’étiolent en entreprise parce qu’elles sont morcelées. D’une part il manque aux ingénieurs la possibilité de profiter effectivement de toute la quintessence des fonctionnalités d’une solution, amenuisant d’autant leur expertise. D’autre part, il y a l’impact des technologies lowcost, une tendance globale qui affecte l’ensemble des marchés. Mais du strict point de vue des systèmes de gestion de données, nous nous trouvons à la croisée des chemins. Quelle que soit la solution choisie, il faudra toujours garantir des niveaux élevés de performance, de sécurité et de disponibilité. Ce qui supposera de nécessaires développements pour obtenir ces mêmes niveaux de satisfaction dans le cas de solutions bas de gamme.

Or, ne nous y trompons pas. Le choix de prendre telle ou telle technologie ne dépend que d’une chose : la logique industrielle. Il est des impératifs de sécurité et de disponibilité sur lesquels faire l’impasse peut être lourd de conséquence. D’autant qu’il n’y a pas que le quotidien à assurer mais également l’avenir et la croissance. Et parce qu’on adopte une technologie aussi en fonction de ses perspectives, certaines questions s’imposent d’elles-mêmes : quelles technologies pour m’accompagner dans ma croissance et non la freiner, tout en assurant sans discontinuer l’intégrité de ma donnée ?

 

Les bases de données autonomes comme point d’entrée de l’IA en entreprise ? 

Pas une entreprise ne ressemble à une autre. Certaines se transforment plus vite que d’autres, naturellement. Si les nouveaux entrants ont une certaine tendance à bouleverser le marché, les entreprises plus traditionnelles sont à l’écoute et réagissent très positivement. D’ailleurs, nos interlocuteurs, responsables de DBA dans de grands comptes, savent tous qu’à terme ils adopteront les bases de données autonomes. Mais la transformation s’opère à des vitesses différentes, en fonction des compétences, des technologies acquises et des modèles adoptés. Certaines entreprises ont opté pour l’incubation en interne de projets innovants, d’autres s’appuient volontiers sur leurs partenaires technologiques. Reste que les entreprises sont demandeuses de témoignages et de démonstrations autour des possibles de l’IA et du machine learning et d’expérimentations, comme en témoigne par exemple le marché très dynamique du recrutement de profils d’analystes de la data aux États Unis. 

Ce que l’on remarque c’est une tendance à adopter des modèles tactiques, plus souple, plus agiles, non contraignants. C’est certainement une excellente méthode pour apprendre et tirer parti des technologies de type machine learning, sans impacter au moins dans un premier temps des processus plus lourds. Le grand avantage de la démarche est d’aboutir rapidement à un résultat concluant. On peut développer rapidement des systèmes d’analyses qui apportent immédiatement de la valeur. 

 

Les rôles changent-ils, à commencer par celui de l’administrateur de bases de données ?

Assurément. Le rôle du DBA se transforme. Il tendra progressivement soit vers un rôle plus global d’architecte soit vers une fonction d’interlocuteur privilégié des métiers, leur apportant toute son expertise du management de la data. Mais ce n’est une surprise pour personne et la plupart des administrateurs s’y préparent depuis longtemps. D’une manière générale, c’est une évolution qui ne date pas d’hier. Chez Oracle, l’automatisation est notre cheval de bataille depuis 40 ans et Oracle Autonomous Database, un de ses plus beaux aboutissements.

Il reste que l’autonomisation ne signifie pas qu’il n’y aura plus de pilote dans l’avion. Il doit toujours y avoir un pilote ! Surtout maintenant que la donnée est la grande valeur à protéger de l’entreprise. L’évolution de ce point de vue est extraordinaire. Il y a seulement quelques années, posséder son infrastructure représentait encore un but à atteindre, la donnée étant toute secondaire. Cette façon de voir l’IT impliquait une organisation très différente de celle exigée aujourd’hui. L’on s’évertuait alors à faire fonctionner les applications, et non à tirer de la valeur des données produites de ces applications.

Aujourd’hui, nous louons dans le cloud et nous nous concentrons entièrement sur la data collectée. Elle est opérée au même titre qu’une marque est valorisée en tant qu’actif de l’entreprise. Preuve en est les montants de rachats de certaines sociétés, qui ne représentent rien en asset ou en immobilisations mais tant, en termes de données détenues.

Non, nous n’avons pas fini de travailler sur la data. Il reste encore beaucoup à découvrir et l’intelligence artificielle et les bases de données intelligentes, hautement disponibles et sécurisées sauront nous y aider.

 

About The Author

Alain Scazzola

Business Development Manager at Oracle

SCC France
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