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CAO : comment mieux gérer les stations graphiques

CAO : comment mieux gérer les stations graphiques

Aujourd’hui, la CAO est partout : de la simple élaboration d’un écrou à la création d’une usine, la conception et modélisation assistée par ordinateur (CAO) est un outil indispensable à beaucoup d’entreprises pour rester productives dans un monde ultra-compétitif. Revers de la médaille, pour l’IT, la gestion des stations graphiques est un véritable casse-tête.

Pourquoi ? Parce que les machines dédiées à ces tâches sont onéreuses et peu mobiles : en général, un utilisateur est affecté à une station fixe. Pour une entreprise qui fonctionne par « projets » – pour un avion à construire par exemple – la station de travail est plus difficile à réutiliser, étant donc assignée de façon fixe. Quant aux fichiers générés en 3D, très volumineux, ils sont souvent stockés en local. Ainsi, travailler en mode collaboratif devient difficile : le partage de ces fichiers lourds est souvent réalisé via un outil réseau de type FTP, ou via un échange de clé USB. Dans ce contexte, le niveau de sécurité est proche de zéro. Aucun contrôle sur la protection des données ni contre l’espionnage industriel n’est possible. De plus, la haute disponibilité n’est pas dans l’ADN des stations graphiques. Enfin, la gestion du cycle de vie des machines est en général non ou mal maîtrisée.

Le VDI, une révolution pour la CAO ?

Pas de solution pour les stations CAO ? Si, car aujourd’hui, le VDI (Virtual Desktop Infrastructure) au sens large du terme, en désolidarisant l’utilisateur de son poste de travail, est une réponse tangible à ces problématiques. Il s’agit de virtualiser les postes (OS, applications et données) et de centraliser les VMs au sein de l’endroit le plus sûr de l’entreprise à savoir, le data center. Objectif : laisser la main à la DSI tout en augmentant à la fois la sécurité et la flexibilité pour les utilisateurs. Les atouts sont multiples pour l’entreprise :

  • sécurisation des données, puisqu’elles restent dans le datacenter sur un système hautement disponible
  • accès au poste et aux applications même en mobilité, et même depuis une tablette, un client léger ou un Mac….
  • collaboration simplifiée puisque l’environnement de travail suit l’utilisateur et contrôle comment et avec qui il collabore
  • simplification et réduction des taches d’exploitation (réaliser une fois, appliquer mille fois)

Et oui, les temps ont changé pour le VDI !

Que n’a-t-on pas entendu sur le mauvais ménage entre le VDI et la CAO ! C’est bien simple, jusqu’ici, cela relevait de la mission impossible : problèmes de performances, de latence et de mauvaise expérience utilisateur qui annihilaient tous les bénéfices potentiels de la virtualisation des postes de travail. Mais après moult essais, les technologies se sont petit à petit affinées. Aujourd’hui, et c’est là la révolution, tout est virtualisable, y compris la CAO. De nombreux travaux, menés par les deux leaders du secteur, VMware et Citrix, ainsi que des partenariats avec des technologies d’accélération comme PCoIP, rendent ces projets envisageables. Aujourd’hui le VDI permet :

  • d’offrir une expérience utilisateur similaire à celle obtenue avec une exécution locale des applications gourmandes en ressources.
  • d’autoriser un accès de manière sécurisé à tous les collaborateurs, prestataires ou autre personnel extérieur, sur site ou à distance.
  • de permettre le travail en mode projet pour une collaboration effective et efficace.
  • de garantir une puissance graphique partagée entre les utilisateurs : Citrix a développé en partenariat avec Nvidia, le vGPU, qui permet une meilleure consolidation et une réduction des CAPEX.
  • de mettre en place un modèle ajustable au besoin (intense, modéré, faible) pour maximiser son utilisation.
  • de maîtriser l’impact réseau et assurer un usage des applications hors les murs.

De l’expertise est néanmoins nécessaire

La mise en place du VDI est cependant délicate, aussi bien au niveau technique qu’au niveau fonctionnel. Chez SCC, nous sommes convaincus qu’il faut une méthodologie et une approche orientée « solution » pour mener à bien ce type de projet sans écueil. Nous procédons par exemple à une étude de qualification, à la définition des cas d’usage, et à la définition et au dimensionnement de l’architecture. Il est d’ailleurs important de noter que les compétences SCC sont certifiées et formées régulièrement pour appréhender les nouveaux usages.

Une fois ces étapes préalables menées, nous procédons à l’intégration de solutions prédéfinies et optimisées, comme le NextScale for VDI d’IBM. Bien entendu, SCC prend aussi en charge la maintenance de la solution de A à Z.

Notre Solutions Center, qui héberge une infrastructure dédiée aux clients permet de démontrer sur le terrain la faisabilité d’un tel projet, tout en testant l’environnement client en toute sécurité. Il n’y a donc plus aucun frein au VDI pour la CAO.

Dans un avenir proche, SCC étudie également la faisabilité d’une approche « as a service » ou DaaS, qui permettrait de louer les services de virtualisation des stations de travail plutôt que d’héberger les VMs dans son propre datacenter. Objectif : réduire la complexité liée à la gestion des VMs et de son stockage associé en interne, en confiant la tâche à des experts.

A propos de l'auteur

Julien Cohen

Solution Architect Specialist - Environnement de travail virtuel.

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