Pourquoi préférer le Stockage Scale-out ?

Le Scale-Out a le vent en poupe. Il est souvent associé aux Big Datas, car seul un type de stockage «extensible à l’infini» semble convenir à ce déluge de données dont on ne maîtrise pas bien la croissance.

Mais pas que. Le stockage Scale-Out convient finalement dans beaucoup d’autres situations, à tel point qu’il pourrait probablement supplanter tout autre type de stockage à l’avenir, aussi bien dans le monde du bloc que celui du fichier. On en parle de plus en plus pour répondre aux nouveaux besoins, notamment liés à la virtualisation massive des infrastructures, qui «stressent» beaucoup trop les architectures de stockage traditionnelles aussi appelées Scale-Up.

Pourquoi a-t-il la côte ?

Parce qu’il permet de démarrer petit, et d’évoluer facilement (parfois même sans aucune licence supplémentaire) vers de plus grandes capacités au fur et à mesure, sans aucune perte de performances et de manière linéaire. C’est d’ailleurs cette linéarité qui en fait « ce remède prometteur contre les multiples maux liés au stockage dans les datacenters virtualisés ou non», comme l’a décrit un livre blanc de l’Enterprise Strategy Group (ESG) il y a quelques mois.

Les infrastructures virtualisées sont en effet très exigeantes aussi bien en capacité qu’en performances. Phénomène désormais bien connu, le «VM sprawl» ou prolifération de machines virtuelles rend difficile la prévision de la capacité nécessaire. Souvent, les méthodes de stockage plus traditionnelles ne sont pas taillées pour répondre à ces nouveaux besoins : les architectures Scale-Up deviennent des îlots de stockage difficiles à administrer, et parfois peu performants. Les architectures Scale-Out, par leur modularité et leur constance dans les performances sont plus adaptées. Et moins chères.

Non, ce n’est pas que du NAS

Attention. Il ne s’agit plus d’un choix à faire entre le NAS traditionnel et le SAN, dont l’un sait gérer les fichiers, l’autre les blocs. Souvent, on assimile les architectures Scale-Up au SAN, et le Scale-Out au NAS. Dans les faits, ce n’est pas le cas. La nouvelle génération Scale-Out vient, en quelque sorte, remplacer les architectures traditionnelles.

Il est en effet indépendant des protocoles qu’il utilise, et fonctionne aussi bien en mode bloc qu’en mode fichier -à savoir dans les environnements SAN et NAS. Ces systèmes peuvent en fait répondre à tous les challenges adressés habituellement par les SAN, ou les NAS indifféremment. Selon l’ESG, le TCO serait important, avec des économies de 50 % dans certains cas, aussi parce qu’il simplifie énormément l’administration des pools de stockage.

Démarrer avec quelques nœuds suffit

En général, l’entreprise commence avec deux ou trois noeuds. Ils sont souvent dotés d’un OS spécifique, administrés comme un unique système, indépendamment de la localisation des données. L’architecture est suffisamment flexible pour intégrer des nœuds de nature différente, que ce soient des disques SAS, ou même parfois SSD. Le support d’Ethernet 10 Gbit/s permet d’assurer de très bonnes performances sur la globalité de l’architecture. En fonctions des besoins, il suffit d’ajouter un noeud. Les données seront automatiquement réparties sur les différents nœuds, gérés depuis une seule console.

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SCC

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