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Garder sa liberté dans le cloud

Garder sa liberté dans le cloud

La subite venue de nouveaux acteurs biberonnés aux nouvelles technologies a sans doute déstabilisé quelques temps le tissu entrepreneurial français. L’entreprise prenait conscience de l’importante réorganisation à accomplir, technologique comme business et managériale. Les premiers essais cloud ont essentiellement permis de tirer les leçons de la transformation numérique. Il est temps maintenant de se lancer dans le cloud avec toute la liberté conférée par la virtualisation.

 

La créativité par le prisme des technologies

Avec l’accélération manifeste des technologies et l’arrivée de nouveaux acteurs, l’ensemble des secteurs, publics comme privés, industriel, bancaire, manufacturier, healthcare, services publics, doit prendre en compte tant la valeur ajoutée créée par les nouveaux entrants que les moyens de s’adapter et d’absorber le changement, en proposant notamment de nouveaux services à leurs clients, leurs collaborateurs et leurs partenaires.

Ainsi le secteur industriel, dans un souci quotidien de réduire les temps et les coûts de production est en recherche de nouvelles manières de produire. Le secteur témoigne de besoins en monitoring des chaînes de production industrielle, de mesure de la performance, de maintenance proactive, de planification des opérations afin de réduire les impacts sur la gestion des inventaires et le deliverydes produits.

Secoué par les Fintechs, le secteur bancaire se renouvelle et accueille des acteurs inattendus, tel Orange Bank, qui trouve au travers de services financiers mobiles de quoi rentabiliser ses agences physiques.

De leur côté, les banques traditionnelles font preuve d’imagination et de réactivité en multipliant les initiatives, offrant à leurs clients une information financière et des simulations de prêt en temps réel, des identifications automatiques en agence, une optimisation du temps d’attente, une expérience améliorée en rendez-vous avec une vision à 360° de la situation personnelle.

 

Une cascade d’impacts

Ces changements massifs traduisent des impacts significatifs à plusieurs titres. 

Les entreprises doivent jouer sur deux tableaux à la fois. Elles créent de nouvelles offres dans un objectif affiché de rétention de leur clientèle, s’efforcent d’améliorer l’expérience utilisateur, déploient de nouveaux services parfois très éloignés de leur modèle original tout en consolidant leur place sur leur marché traditionnel.

De facto, cette situation conduit à moderniser les applications. L’entreprise doit apprendre à délivrer  en des temps records, à tout le moins extrêmement contraints, compte tenu de la surprenante vitesse avec laquelle les nouveaux entrants s’emparent de larges parts de marché. A titre d’exemple, il suffit de 6 mois à Uber pour s’imposer dans chaque nouvelle ville qu’il choisit pour s’implanter.

Inévitablement, la façon dont les entreprises créent leurs applications impacte leur infrastructure, et plus largement leur modèle IT. La transformation est au cœur de l’action engagée, vers une informatique agile, efficace, conçue pour faire face aux exigences de sécurité, ceci dans une dynamique de réduction des coûts.

Le choix initial du cloud public

L’IT traditionnelle étant, sans ambages, un véritable cauchemar à maintenir, son évolution naturelle s’est faite en direction du cloud public, identifié comme le tremplin idéal pour répondre aux nouveaux enjeux business et offrant un terrain particulièrement adapté pour une cocréation avec les métiers.

C’est avec un enthousiasme non dissimulé que les équipes IT , mais également les directions métier, ont jeté leur dévolu sur un modèle de simplicité, leur permettant en outre de tester les capacités de l’entreprise à s’adapter aux nouveaux modèles en adoptant une organisation plus horizontale, dont plus véloce, sans silos.

Mais très vite les premières contraintes sont apparues. L’IT s’est plainte de ne pouvoir opérer de contrôle complet des ressources mises à disposition, de ne disposer que d’une personnalisation limitée des services, d’une sécurité qui n’offrait pas le degré de conformité attendu ou exigé par les textes.

Elle a surtout protesté contre un effet honni, une réplique de l’enfermement propriétaire que tous ont déjà connu et déploré, l’absence de réversibilité de sa donnée, confiée au cloud provider.

 

Vers le Software Defined Data Center

Pour toutes ces raisons, l’ambition adresse bien plus volontiers la transformation du datacenter en cloud privé, par l’effet de la virtualisation, ceci afin de dépasser efficacement toutes les limites rencontrées dans le cloud public.

Le modèle ainsi créé peut être aussi bien porté en interne (n’oublions que 60 à 70 % des transactions sont encore réalisées sur le legacy qui trouve ici sa modernisation) que sur du cloud public, permettant de répondre à l’ensemble des enjeux business de l’entreprise, à l’envi, qu’il s’agisse de développement de nouveaux sites, d’acquisition de compétiteurs, ou encore d’intégration d’éléments technologiques comme l’IoT, le blockchain ou le machine learning.

Pour Jean-François CUVET, Business Development Manager Europe du sud solutions Cloud Foundation chez vmware « C’est toute la réalité de notre activité. Construit sur le cloud privé, le modèle que nous proposons offre un très large éventail de déploiement, jusqu’aux micros besoins de l’entreprise. C’est ce que l’on appelle le Software Defined Data Center, ou SDDC, un workload logique abritant tous les composants traditionnels – ressources de serveurs, de réseaux et de stockage -, sur lequel on associe le niveau de service et la sécurité souhaités et que l’on déploie très facilement dans son datacenter. »

Si la liste des avantages de la virtualisation vers le SDDC paraît quasiment sans fin, retenons surtout la grande liberté qu’elle confère à l’entreprise. Solution ouverte à l’ensemble des besoins business, les workloads sont capables d’accueillir tous les niveaux de services attendus en fonction des besoins exprimés, big data, VDI, applications mobiles… en d’autres termes, l’entreprise dispose d’une voix toute tracée vers la libre hybridation de son SI, en comptant sur une réversibilité garantie par des accords passés avec la plupart des grands acteurs du marché du cloud public et une véritable maîtrise des coûts.

About The Author

Jean-Francois Cuvet

Business Development Manager SEMEA, Cloud Foundation at VMware

Regis Davesne

Directeur du département Hybrid IT chez SCC

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