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Hyperconvergence, les limites du « tout en un » ? (saison 2)

Hyperconvergence, les limites du « tout en un » ? (saison 2)

Les environnements hyperconvergents confirment bien leur importance. Ils prennent une place de plus en plus importante au sein du datacenter dont ils contribuent à réduire la complexité et à accroître l’évolutivité. Toutefois le modèle du « tout intégré » peut aller à l’encontre des besoins attendus en termes de modularité de la puissance de calcul et de la capacité de stockage. Une interface unique est-elle pour autant universelle ?

 

Technologie mature et segment en croissance

C’est un fait : l’hyperconvergence progresse sur un marché en croissance de 67,2% en 2018 (1) qui devrait atteindre 22,93 milliards de dollars en 2023 (2). L’approche s’est largement généralisée et le segment est amené à se consolider dans les années à venir. A l’heure où les besoins en stockage et en puissance de calcul explosent, les plates-formes hyperconvergentes proposent un modèle d’infrastructure adapté à l’informatique des usages et aux stratégies d’innovation.

Les systèmes hyperconvergés offrent en effet une infrastructure IT transversale et opérationnelle, simple à déployer et à administrer, ce qui en fait son principal atout. La transformation digitale impose par ailleurs une flexibilité qui ne peut trouver sa place dans un environnement IT divisé en silos. L’objectif est, non plus de réinvestir dans de nouvelles « briques » coûteuses et incompatibles avec l’agilité et la réactivité requises, mais plutôt de pouvoir ajouter des options.

 

La question de l’évolution

Certes, les systèmes hyperconvergés ou HCI (Hyper-converged infrastructure) permettent de concrétiser des scénarios complexes en termes de performance et de flexibilité, et tout particulièrement dans un contexte de cloud privé ou hybride. Cependant, une telle solution peut présenter quelques limites, liées au modèle du « tout-en-un ». L’évolution linéaire du compute, du stockage et du réseau, le tout administré et virtualisé à partir d’une interface centralisée, va dans le sens d’une simplification des architectures et d’une simplification des coûts.

 

Autre point critique : les besoins en puissance de calcul et en espace de stockage peuvent différer à mesure que le système évolue. Si l’intégration de chacune des ressources permet une scalabilité rapide de l’ensemble, comment faire croître les performances de manière granulaire ? Il faudra probablement faire évoluer les deux au risque de devoir alors investir dans des composants superflus, de « bénéficier » d’une puissance de calcul inutile ou d’une capacité de stockage excédentaire… et, pire, de recréer un silo applicatif !

 

Composite vs composable, intégré vs Désagrégé

A partir d’un univers composite et intégré, constitué de nœuds bien distincts, se développe de plus en plus l’idée d’une architecture composable et sur-mesure. Celle-ci est capable d’accueillir de manière souple les applications nouvelles et existantes, et de moduler la solution en fonction de ses besoins réels. La pertinence des offres hyperconvergentes dépend plutôt du degré de maturité de l’entreprise en termes de virtualisation et de l’évaluation des différents scénarios d’utilisation au cas par cas. Dans tous les cas,les systèmes hyperconvergés semblent avoir de beaux jours devant eux. Selon Gartner qui a intégré la technologie dans son Magic Quadrant, 20 % des applications critiques déployées aujourd’hui sur une infrastructure IT à trois niveaux passeront sur une infrastructure hyperconvergée d’ici 2020.

 

(1) Source : IDC

(2) Source : ResearchAndMarkets.co

A propos de l'auteur

Sebastien Hurst

Responsable Département Avant-Vente

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