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Les multiples visages de l’hyperconvergence

Les multiples visages de l’hyperconvergence

Découvrir ou redécouvrir l’hyperconvergence, c’est aussi prendre la mesure de ses très nombreux cas d’applications. L’IoT industriel, la transformation des processus, la sauvegarde et la restauration des applications critiques font tous la part belle à la gestion centralisée des opérations, au plus grand bénéfice des équipes IT, quelles que soient leur envergure et leur expertise. L’hyperconvergence est un marché mature à destination de tous les secteurs d’activité.

 

L’hyperconvergence au sommet de son art

L’histoire et tout particulièrement l’histoire des technologies de l’information ne connaît que des cycles. Cycles de progrès, cycles d’apprentissage, cycles de découvertes, cycles de maturité des outils et solutions. L’hyperconvergence ne fait pas exception. Maintenant que la technologie a fait ses preuves dans les structures de petite et moyenne taille, plus agiles et de ce fait plus capables d’adopter l’innovation IT sans trop bouleverser leurs processus, l’hyperconvergence déploie ses ailes dans les grands groupes et les établissements publics.

Un déploiement somme toute rapide, puisqu’en seulement deux ans, l’hyperconvergence a acquis les fonctionnalités qui lui faisaient défaut jusque là et dont l’absence forçait les grandes entreprises à marquer le pas dans son adoption. Un patrimoine fonctionnel enrichi, donc, permettant des architectures plus sophistiquées ou encore des niveaux de redondance plus importants.

Première caractéristique d’une solution d’hyperconvergence, sa simplicité. Autre aspect majeur, son prix, qui ne diffère pas (ou plus) des solutions traditionnelles. Aussi, opter pour l’hyperconvergence relève principalement d’un choix stratégique et opérationnel. Opérationnel, car une solution hyperconvergée déporte les responsabilités. Exit l’équipe stockage d’un côté, l’équipe virtualisation de l’autre, l’équipe serveur encore ailleurs. En allant au bout du modèle, l’entreprise fait converger ses équipes aussi, évidemment. La responsabilité des SLA revient alors aux équipes qui opèrent la solution, sur un modèle organisationnel qui doit nécessairement s’y prêter, ceci sans retomber dans les mauvaises habitudes du silotage.

L’autre avantage de ces architectures est de pouvoir commencer relativement petit et donc de démarrer sur un investissement minimal. À charge pour l’entreprise de faire grandir son modèle en fonction de ses besoins, généralement d’ailleurs, au fil des innovations que l’hyperconvergence lui aura permis de faire émerger. Il s’agit surtout de concevoir le principe comme une sorte de Pay as you Grow calqué sur la formule du cloud public.

 

L’hyperconvergence pour les productions les plus critiques

L’hyperconvergence pour passer au cloud, c’est à la fois la promesse et la voie royale pour y parvenir. Cependant, les entreprises n’entrent pas forcément dans l’hyperconvergence pour aboutir au cloud. Ce n’est pas directement lié, en d’autres termes. Elles y trouvent d’abord la même agilité, le même niveau d’automatisation et de simplicité sans nécessairement chercher à hybrider l’infrastructure.

« Aujourd’hui la tendance s’est même complètement inversée », explique Christophe Perrin, Directeur de l’activité datacenter Cisco France. « La solution Cisco Hyperflex porte désormais toutes les applications les plus critiques d’une entreprise comme un SAP HANA par exemple. On est loin des seuls projets de type POC, environnements de test et de développement qu’on a pu connaître aux premières heures de l’hyperconvergence. »

La maturité et la confiance dans ces technologies conduisent à élargir les cas d’application. Le milieu hospitalier connaît des problématiques de disponibilité et de sécurité des données auxquelles l’hyperconvergence répond, en offrant notamment des solutions sophistiquées de chiffrement et de réplication.

Avec l’arrivée de l’IoT et l’explosion de la volumétrie des données, la tendance à la concentration de la data dans de gros datacenters est à la baisse et l’ambition aujourd’hui tend à limiter la remontée à la seule donnée utile à moyen et long terme. En ce qui concerne le temps réel, le processing local a le vent en poupe. Il consiste à traiter la donnée au plus proche de là où elle est générée. On rencontre par exemple le procédé pour la gestion des fermes d’éoliennes bardées de centaines de capteurs exigeant un traitement véloce alors qu’elles sont situées sur des territoires en principe mal pourvus en 4 G. On le croise également dans l’industrie et ses machines et robots connectés. Les Anglo-saxons l’appellent le fog computing, telle la brume émergeant de la terre, la donnée est traitée là où elle est créée.

L’hyperconvergence, en tant que mini datacenter in a box, est très adaptée à ces environnements. Et justement aujourd’hui, il est tout à fait possible de manager ses clusters depuis le cloud, par des mécanismes de déploiements automatiques, évitant ainsi la contrainte d’envoyer des ingénieurs sur place. Or, à n’en pas douter, le développement très soutenu de l’IoT exigera des solutions permettant de traiter la donnée au plus près de là où elle est générée, pour des questions de volumétrie, de temps réel ou encore d’absence de couverture réseau.

 

L’hyperconvergence pour protéger toute la valeur de l’entreprise

Avant tout, rappelons que l’hyperconvergence n’est pas une panacée. Les solutions classiques dites convergées représentent toujours d’excellentes réponses en fonction des situations, particulières chaque fois, des entreprises concernées et de leurs attentes. Or de nombreux aspects entrent en ligne de compte. Franck Bonneau, consultant produit et solution datacenter Cisco France, cite entre autres « le schéma organisationnel de l’entreprise, lequel prime souvent et peut faire nettement pencher la balance pour une solution convergée. De même, certaines très grosses volumétries de data que l’on retrouve en banque finance ou dans certaines industries ne sont pas encore couvertes par l’hyperconvergence. C’est pourquoi il faut savoir rester neutre et proposer la solution la plus opportune. »

Rien n’empêche au demeurant de passer d’une technologie à l’autre une fois les équipes prêtes.

L’hyperconvergence répond à des besoins tant modestes que massifs, jusqu’à des architectures de plusieurs dizaines de nœuds et témoigne de sa capacité à couvrir la totalité d’une demande, même extrême. Longtemps critiquées pour leur manque de granularité, certaines solutions aujourd’hui passent l’examen haut la main. « Hyperflex est née ainsi, avec une granularité importante et répond à n’importe quelle expression de besoins sans investissements lourds initiaux » confirme Franck Bonneau. « Nos clients ayant opté initialement pour une solution convergée n’ont qu’un petit pas à franchir pour passer à l’hyperconvergence, d’autant qu’ils profitent en outre de la composante réseau, intégrée depuis le premier jour à nos serveurs UCS. »

Tout ceci in fine pour répondre à la problématique principale et la plus critique de toutes les entreprises, qui est de protéger et de valoriser leurs applications et leurs données. Car tout se résume peu ou prou à cela. L’hyperconvergence se place définitivement au cœur des préoccupations de disponibilité. À tel point d’ailleurs que la technologie est maintenant privilégiée pour les sauvegardes des applications les plus stratégiques.

About The Author

Christophe Perrin

Head of Operations - Data Center, Cloud and Enterprise Networking chez Cisco

Franck Bonneau

Consulting Systems Engineer chez Cisco Systems

Bruno Mertens

Account Manager Specialist Telecom & UCaaS chez SCC

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