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Migration Windows Server 2003 : quelle place pour le Cloud ?

De notre enquête auprès d’une vingtaine d’entreprises ou organisations en France, il ressort que les options Cloud font bel et bien partie des cas de figure déjà adoptés, sinon envisagés. Certaines entreprises continuent cependant de penser que cette orientation ne les concerne pas.

Elles ne sont pas majoritaires. Car beaucoup évoquent ne serait-ce que le scénario d’un Cloud privé. Et pour la plupart, l’option Cloud public n’est plus du tout un tabou, mais déjà une réalité.

livre-blanc-scc-migration windows-server 2003Les entreprises des secteurs dits stratégiques (énergie, aéronautique, défense, finance…) restent les plus timorées à l’égard du Cloud. Elles invoquent, à juste titre, des contraintes strictes sur la protection des données, des engagements de sécurité, des réglementations restrictives, etc. Certaines organisations disent ne pouvoir s’en remettre qu’à des Clouds souverains (Cloudwatt, Numergy…) ou rien.

L’option Cloud privé fait l’objet d’un consensus croissant, notamment chez les grands comptes. Beaucoup disent faire naturellement coïncider leur migration de serveurs avec l’extension de leur plateforme de virtualisation et avec la perspective d’un portage sur un Cloud interne, voire d’un Cloud hybride, interfacé à la fois à une architecture privée et à celles de prestataires externes.

Approche volontariste ?

« Nous avons envisagé le Cloud, d’abord de façon volontariste, il y a six mois, en même temps que la migration vers WS 2012 » témoigne un manager IT. Pour des raisons de budget, le portage vers le Cloud se fera, finalement, au cas par cas – dont une partie sur AWS (Amazon Web Services). « L’option Azure est tout aussi envisageable. Mais d’ici quelques mois, affirme-t-il, Microsoft risque de retirer les ‘images WS 2008’ pour tout harmoniser sur WS 2012 R2. » En clair, cela se traduirait par un surcoût « pour faire évoluer les applications ».

Et d’ajouter : « Idéalement, il faudrait qu’il y ait ‘un Cloud hybride au vrai sens du terme’ – ce qui ne peut que rajouter aux coûts de transformation. » Et pourtant, ce même manager IT constate : « Le Cloud peut permettre des économies en allégeant l’infrastructure. »

Un autre grand compte observe : « Le transfert dans le Cloud en mode IaaS se fait en général sur le même OS à configuration constante, sinon il faut en plus de la migration vers le Cloud faire les tests suite à changement de configuration ».

CTAWS2003_3Position plus rare : un autre responsable exploitation IT s’accroche à ses calculs. Le prix d’un serveur hébergé localement resterait moins élevé que le passage sur le Cloud… – « à moins de dégrader le niveau des SLA. »

Les tests du SaaS sur Cloud public

D’autres responsables SI, la plupart, ont déjà fait le pas. Certains ont adopté une options ‘opex’ telle qu’Office 365 et l’ont généralisée sur tous les postes de travail, en invoquant l’accès en mobilité et l’allègement des coûts, avec une modularité par profils d’utilisateurs.

D’autres ont depuis longtemps testé les offres SaaS et IaaS, pour des applications non critiques (gestion des immobilisations..), pour le CRM (Salesforce) ou les RH (Talentsoft).

Les options PaaS ont également séduit beaucoup de responsables IT, par la souplesse de l’offre, y compris dans la facturation. Et certains ne l’excluent pas non plus pour du stockage ou du back-up en débordement ou pour des données «froides» (quasi-archivées au bout de six mois).

Pas un modèle mais plusieurs

La roue tourne… La plupart des fournisseurs s’accordent désormais à dire qu’il n’existe pas un modèle unique mais plusieurs. L’infrastructure peut être mutualisée ou non. L’hébergement peut être contractuellement déterminé (lieu, condition de sécurisation, etc.). Le passage au Cloud peut, ou non, coïncider avec un changement ou une transformation du datacenter.

« Cela dépend de l’environnement de l’entreprise », constate Axel Wehle, responsable des offres Infrastructures et Cloud Hybride, chez Microsoft France. « La plateforme Azure (Cloud public) apporte des ressources serveur (calcul), du stockage de données, la mise en réseau et des applications qui accélèrent la migration. Elles intègrent des offres IaaS (infrastructure as a service) et PaaS (platform as a service), avec des services managés ou non. Azure apporte également une dimension de Cloud hybride permettant de développer des applications à la fois en local et sur le Cloud. »

Cet article est extrait du Livre Blanc SCC-Microsoft : « Windows Server 2003, la continuité vers le Cloud ».

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SCC

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