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Perte de données : avez-vous le bon RAID ?

En ces temps où la donnée devient le nouveau pétrole des entreprises, en perdre est plus que jamais mal vu.

Depuis toujours, les administrateurs de stockage implémentent de nombreuses fonctionnalités et usent de divers niveaux de sécurité comme les snapshots ou différents niveaux de RAID afin de protéger au mieux leur bien le plus précieux. Mais ces niveaux de RAID sont-ils aujourd’hui suffisants ?

Avec la démocratisation des disques à bas coût, le RAID 6 a souvent été considéré comme le plus efficace et le plus sûr, que ce soit par le biais de contrôleurs matériels ou par le biais de logiciels. Il a l’avantage de pouvoir prendre en compte la perte de deux disques simultanés, tandis que les niveaux de RAID inférieurs ne prévoient que la perte d’un seul disque.

Mais le RAID 6 a aussi ses limites, surtout dans le cas du Big Data ou de besoin en hautes performances. Il demande notamment de la puissance CPU pour calculer les redondances et surtout pour reconstruire un volume défectueux, ce qui implique un temps d’écriture ou un temps de reconstruction long. Dommage collatéral, le trafic et l’accès aux données peuvent être considérablement ralentis, parfois de plus de 40 %.

Les systèmes traditionnels tirent la langue

Une perte de temps impossible à envisager à mesure que les capacités des disques augmentent, et que les besoins en performances se font sentir. Les systèmes actuels disposent de dizaines, voire centaines de disques, souvent en cluster. Le stockage Scale-Out en vogue, les Big Data et le stockage haute densité par exemple dans le HPC dépendent fortement de la vitesse à laquelle les données sont acquises, traitées et distribuées. Leurs besoins sont tels que les systèmes plus traditionnels peuvent difficilement suivre. Les technologies de RAID traditionnelles aussi, mettant ainsi en danger les données.

Le DDP à la rescousse

Aujourd’hui, plusieurs constructeurs de stockage proposent dans leurs solutions une nouvelle technologie : le Dynamic Disk Pool (DDP), sorte de RAID de nouvelle génération qui permet une restauration des données plus rapidement qu’avec du RAID plus «traditionnel», comme l’indique la figure ci-dessous. Le temps de restauration rapide a l’avantage de pouvoir réduire fortement le risque de perte de données.

Autre avantage, DDP permet de faire de la perte d’un disque un «non-événement». Quoi qu’il arrive, il gère.

L’algorithme DDP permet en effet de configurer les disques (même de nature différente) dans les pools de stockage (petits ou larges en fonction des besoins en performance). Ici, l’administrateur n’a pas à considérer des disques «spare» pour la reconstruction en cas d’un disque défaillant. DDP compose avec tous les disques en présence dans le pool. Le système distribue en effet les tâches, ce qui permet d’utiliser tous les disques pour une reconstruction «dynamique» du disque défaillant. L’algorithme est capable de donner une priorité aux segments de disques à reconstruire, le cas échéant. DDP définit aussi dynamiquement sur quel disque doivent être placées les données, en fonction de leur criticité par exemple. Enfin, dès qu’un disque est enlevé ou ajouté, DDP redistribue automatiquement les données à chaque disque disponible.

Si ce n’est pas une révolution, DDP est en tous les cas une «killer app’» à considérer dans sa stratégie de protection de données et lorsque vous songez à remplacer vos équipements de stockage.

A propos de l'auteur

Leo Durn

Solution Architect.

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