Pour que le cloud tienne toutes ses promesses : avec les solutions de data management

Pour que le cloud tienne toutes ses promesses : avec les solutions de data management

Le chemin vers le cloud est sinueux. Face à ces technologies, les entreprises rencontrent principalement deux grandes phases de questionnement. Comment et pourquoi adopter le cloud et comment exploiter au mieux mes données et mes applications une fois la migration effectuée ? Perte de données, indisponibilité, incompatibilité, manque de conformité… les causes d’un échec dans le cloud sont nombreuses. Seules propriétaires de leurs données et de leurs applications, les entreprises sont responsables de leur gestion et plus généralement, de la réussite de leur projet cloud. 

 

L’entreprise : propriétaire et responsable de sa donnée

La grande promesse du cloud a toujours été de permettre à l’entreprise de revenir à son métier d’origine en se libérant des contraintes IT. Les années 90 et 2000 furent marquées par une IT accaparant attention et budgets. Au point qu’elle a pu devenir un facteur limitant. Qui disait nouveau besoin, disait nouvelle application, délais et discussions avec la DSI, nécessité de provisionner, d’acheter, de configurer et de développer…

En offrant de s’affranchir de ces limites, le cloud a pu faire oublier à quel point l’infrastructure n’est pas la donnée qu’elle accueille. Le cloud ne fait pas disparaître pour l’entreprise l’ensemble des tâches de gestion, de protection et d’optimisation de l’information qu’elle menait à bien sous une infrastructure traditionnelle.

Le management de la donnée restera toujours l’affaire de l’entreprise qui la produit, que l’on opte pour une forme ou une autre de cloud ou que l’on fasse encore de la résistance. Il faut d’ailleurs le voir comme un des services fondamentaux de l’IT d’entreprise. Si la tâche ne disparaît pas, les moyens pour l’effectuer en revanche se modernisent avec le développement et les progrès du cloud.

 

Management de la donnée : les questions à se poser

Tout nouveau projet IT recèle un certain nombre de pièges, le cloud ne fait pas exception. Les promesses de facilité dissimulent toute la préparation en amont que ces technologies exigent. A l’instar d’un tour de magie qui peut exiger des mois d’entraînement, la réussite d’un projet cloud suggère de savoir précisément dans quoi l’entreprise met les pieds.

Tout commence par bien comprendre l’objectif principal que l’on souhaite atteindre, sans tomber dans certains effets de mode. Aucune entreprise ne ressemble à une autre. Il n’y a donc aucune raison de faire comme tout le monde si les arguments ne sont pas réunis. Pourquoi le cloud ? Pour des motifs de coûts ? d’agilité ? Dans un but de disaster recovery ? Quel profit puis-je en tirer ? Comment ce projet s’inscrit-il dans ma stratégie à long terme d’innovation ?

Les réponses permettront dans un premier temps de définir les types de clouds ou de fournisseurs cloud les plus adaptés au projet, dans le cadre d’une analyse des coûts engendrés et des fonctionnalités proposées. Certains fournisseurs facturent en effet à la volumétrie, d’autres à la bande passante, d’autres encore à la restauration ou au CPU, quand la facture n’est pas un mix de ces prestations.

Les applications et les données éligibles au cloud sont ensuite déterminées. Le tiering de données repose sur un classement, en fonction de paramètres de niveau de protection, de performance, de fréquence d’utilisation et d’éligibilité au cloud. Données confidentielles, ERP propriétaire, applications cloud ready, il y aura des arbitrages à réaliser. En particulier pour toutes les applications qui nécessiteront un redesign, en vue de leur adaptation au cloud. Quant au matériel legacy, trop spécifique et propriétaire, inutile d’envisager sa migration. L’on préférera patienter jusqu’à son remplacement par des solutions au modèle de conception 100 % compatible cloud.

 

Se mettre au diapason des innovations

Cela étant, reste d’une part la problématique majeure d’une migration réussie, effectuée en continuité de service et d’autre part, la question de l’ensemble des moyens à mettre en œuvre pour assurer au quotidien un management efficace de sa donnée.

Les stratégies cloud first adoptées massivement entrainent dans leur sillage de nouveaux besoins, dont des plateformes de nouvelles générations offrant un panel de fonctionnalités propres à l’univers multicloud et au cloud hybrid qu’affectionnent dorénavant les entreprises.

« Une migration vers le cloud doit être invisible pour les utilisateurs. Avant d’y procéder, L’IT doit pouvoir simuler cette migration, de façon à s’assurer d’obtenir les bons niveaux de service, en RPO comme en RTO » souligne Daniel de Prezzo, Directeur Technologique Veritas South EMEA.

Il y a donc lieu d’opter pour des solutions de simulation de migration qui permettront de prendre la décision de migrer en toute connaissance de cause et dorénavant en quelques secondes ou bien, de faire le choix de ne pas y aller, tout simplement, et de revoir sa feuille de route en toute sécurité.

 

Vient ensuite le quotidien, exigeant des administrateurs qu’ils procurent à la donnée protection, disponibilité et visibilité à tout moment. Le data management est une discipline, dont la difficulté s’accroit avec une information très mobile et disséminée sur plusieurs systèmes. Elle est également au carrefour des domaines technologiques, juridiques et managériaux. Pour répondre à ces nouveaux enjeux, il n’y a que les plateformes de data management. Daniel de Prezzo renchérit : « Les technologies sont plus souples, plus légères, plus rapides. L’automatisation aide considérablement, à la fois pour réussir ses opérations de sauvegarde et de récupération, disposer d’une vue d’ensemble fiable de tout son patrimoine informationnel, garantir la conformité numérique, identifier les vulnérabilités, optimiser le stockage, garantir la portabilité ou encore assurer la continuité des affaires ».

 

Le devenir de la dualité du SI

Le cloud sera hybride ou ne sera pas, c’est la conviction de beaucoup de professionnels de la data. Les infrastructures on premise ne sont pas près de disparaître, le tout on premise ou tout cloud restant encore à la marge pour longtemps.

Il suffit pour s’en convaincre d’étudier les stratégies de promotion des grands cloud providers. Avec initialement une vision tout cloud, ces derniers effectuent un virage en mettant dorénavant sur le devant de la scène leurs technologies de réversibilité. Le cloud séduit s’il conserve une ouverture vers l’hybride et des compatibilités avec le cloud privé.

Le legacy résiste encore et toujours à l’envahisseur, d’autant que les commentateurs ne sont pas convaincus d’une main-mise définitive du cloud sur l’IT de l’entreprise. C’est pourquoi la réversibilité devient à la fois un critère important dans le choix de son ou ses fournisseurs de cloud et une technologie indispensable pour se prémunir de l’écueil de l’enfermement propriétaire. 

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Daniel de Prezzo

Head of Technology Sales, South EMEA at Veritas

SCC France

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