Problème de compétences sur l’IBM i (iSeries, AS/400) ?

Problème de compétences sur l’IBM i (iSeries, AS/400) ?

Annoncé comme arrivé en fin de vie il y a plus de 10 ans, l’IBM i (anciennement AS/400 puis iSeries) se maintient largement et discrètement dans de nombreuses DSI. Son externalisation dans le Cloud vient maintenant combler la problématique récurrente de la raréfaction des compétences et embarque l’IBM i vers un avenir bien managé et radieux.

 

La peau dure de l’AS/400

Un jour, comme tout à chacun, le problème s’est posé de trouver un système robuste et fiable pour faire tourner un workload critique, qu’il soit issu d’un développement interne ou qu’il soit le fier rejeton d’un éditeur tiers. C’est ainsi que les entreprises se sont équipées du très fameux AS/400, lequel avait pignon sur rue. Certaines ont acheté leur premier en 1988. Et l’ont fait évoluer jusqu’ici, sans que jamais il ne soit envisagé de migrer le workload, bien protégé des intrusions dans un serveur puissant.

Qu’on se le dise, l’AS/400 sera toujours l’AS/400 dans le cœur de ses utilisateurs, et ce même dénommé, successivement, iSeries, Système i, aujourd’hui IBM i. Les performances du serveur, la haute disponibilité qu’il offre, sa facilité d’exploitation et la sécurité qu’il garantit ont contribué à son succès. L’AS/400 est une des plus belles réussites d’IBM et sa popularité fut telle que le serveur a équipé quasiment tous les départements d’entreprises, les petites et moyennes organisations jusqu’aux administrations.

 

Un attachement d’abord rationnel

Mais il y a déjà 10 ans maintenant, les analystes en ont prédit la fin. Ce qui a eu pour principale conséquence d’entraîner la clôture des formations dédiées à son exploitation et son administration dans les écoles d’ingénieurs, les BTS et les IUT informatique. Ajouté à l’annonce l’attrait fort des étudiants pour les technologies Open Source, le résultat, prévisible, fut une pénurie de compétences sur les systèmes IBM.

Or tout cela n’a pas pour autant contribué à dégager de nouvelles opportunités techniques pour les DSI, qui ont assez vite fait le calcul du coût d’une migration de leurs applications critiques. Confrontées à une véritable barrière budgétaire, les DSI ont opté pour le « qui vivra verra », préférant un système d’une grande stabilité qu’ils maîtrisent à l’inconnu d’un re-développement au TCO difficilement justifiable. En conséquence de quoi, le taux d’abandon annuel de l’IBM i monte au chiffre vertigineux de 1,5 %.

Le cloud en second souffle

Cependant, les années passant et malgré les quelques partenariats qu’IBM s’est efforcé de construire avec les écoles, le manque de compétences s’est fait plus vivace. Les départs à la retraite des fins connaisseurs de la plateforme sont plus nombreux et plus courants. Les DSI ont désormais entre les mains une plateforme fiable, offrant un ROI intéressant, faisant tourner des workloads particulièrement critiques, sensibles et / ou réglementés, pour laquelle très prochainement plus personne en interne ne sera capable d’en garantir ni le bon fonctionnement, ni celui de la sauvegarde et sa restauration, ni sa réplication en cas de déclenchement de PRA.

Et c’est bien la raison pour laquelle les DSI se tournent très volontiers vers le cloud, non parce qu’elles ont quelque chose à redire à l’On Premise, on l’a vu, mais bien parce qu’elles ont besoin de remettre l’ensemble des couches autres qu’applicatives à ceux qui sauront encore les gérer.

 

Des joies du cloud

Certes c’est une démarche d’abord contrainte, mais il y a également beaucoup à gagner en déportant son IBM i dans le cloud, à commencer par une souplesse au moins égale à celle d’un cluster de machines virtualisées de type IaaS x86, permettant notamment de déplacer les partitions dynamiquement.

Le cloud, c’est aussi un portail de self-services indisponible On Premise. Attribution de puissance supplémentaire à la volée, réalisation de tests de montée de version, outillage complet à disposition tel le capacity planning, le monitoring, l’automatisation jusqu’au ticketing, l’orchestration, etc.

Sans oublier que la mutualisation des machines et l’optimisation des licences contribuent largement à diminuer le budget des solutions Cloud pour les entreprises.

Soit la flexibilité, la sécurité, la rapidité et le coût, des avantages auxquels on se fait très vite et qui viennent s’ajouter à la grande satisfaction d’avoir réussi à retirer cette grosse épine du pied qu’est la pénurie de compétences.

 

Longue vie à l’IBM i dans le cloud

Alors, quid de l’avenir de l’IBM i ? Difficile de lui pronostiquer un chemin tout tracé, mais les faits parlent d’eux-mêmes. La journée de l’AS/400, qui n’attiraient pas foule au début des années 2010 s’est muée en Université IBM i, annuelle, sur deux jours, réunissant plus de 800 clients tous très satisfaits de la plateforme. Il faut également mentionner la réouverture l’année dernière du Common France, un groupe d’utilisateurs IBM i réunis sous forme associative, très actif (http://commonfrance.fr/).

Les nouvelles promotions de développeurs et d’ingénieurs système, notamment à travers le partenariat développé entre IBM et OCSI (https://www.ocsigroup.fr/nos-metiers/ocsi-fori), affichent un nouvel engouement tant pour la solution que pour la partie cloud et services managés sur la plateforme.

Avec une roadmap clairement affichée par IBM jusqu’en 2032 (https://ibm.co/2I4TOE9), IBM n’entend manifestement pas concrétiser les prophéties des analystes. Il était donc temps d’offrir à ce serveur historique une infrastructure cloud moderne, donnant aux entreprises l’accès aux dernières possibilités d’innovation.

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Bastien Boudot de la Motte

BU Manager Hybrid-IT Solutions

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