Windows Server 2003: quand et vers quoi migrer?

Windows Server 2003: quand et vers quoi migrer?

Selon Microsoft, 94 % des entreprises qui utilisent  Windows Server 2003 entendent migrer leurs applications sur une nouvelle version de Windows Server, et sur Microsoft Azure. Est-ce vraiment si sûr ? Car, comme le constate le cabinet Gartner, «il n’existe pas une solution toute faite pour tous les scénarios.»

Des freins face aux impératifs du calendrier

L’échéance du 14 juillet 2015 n’est plus qu’une question de mois. La pression monte pour ceux qui doivent organiser cette migration avec un ou plusieurs scénarios.

CTAWS2003_3Car il existe des freins ou situations de réticence, pas toujours aisés à lever. Beaucoup de consultants ou prestataires parlent de « freins culturels ».

« On constate souvent que des visions s’opposent. Certains responsables infrastructure IT au sein des entreprises maintiennent une vision de la ‘grosse informatique’. Hors de leur cercle, leurs connaissances techniques – et leur expertise – sont perçues comme une forme d’excès de pouvoir, les responsables exploitation IT, par exemple, étant accusés de protéger leur pré carré, jusqu’à empêcher les responsables des applications d’avoir un droit de regard » explique un responsable Services chez HP.

A l’inverse, dans un bon nombre d’organisations, les « ilôtements » tendent à disparaître et c’est l’ouverture qui prédomine.

Autre frein souvent évoqué : un écosystème informatique vieillissant, obsolète, soutenu par des arguments  de  pérennité.

« Le problème est rarement lié à la plateforme elle- même. C’est tout l’écosystème qui peut être vieillissant. Dans ce contexte, la mise à jour des correctifs de sécurité ne suffit pas. faute de migration sur de nouvelles plateformes, il y a le risque d’incompatibilité ou non interopérabilité entres les systèmes et les applications : les systèmes risquent tout simplement de ne plus être reconnus, voire de n’être plus en conformité avec la réglementation (niveau de protection des données, notamment) ».

Au moins trois scénarios se présentent, face à cette date de fin de service de cycle de vie de Windows Server 2003 :

1 – Ne pas migrer tout de suite et prendre le risque de laisser du temps pour :

Soit supprimer les derniers serveurs Windows Server 2003 existants; ce qui peut se traduire :

  • par un grand ménage dans des applications très anciennes, obsolètes voire inutilisées donc supprimables,
  • dans  le  transfert  d’applications  sur  de  nouvelles  plateformes virtualisées déjà existantes; il peut s’agir ici d’une simple migration d’applications stables – donc un projet technique concentré sur un simple rafraîchissement de l’existant, avec virtualisation sur de nouveaux serveurs ; donc, un scénario très orienté ‘hardware’, consolidation, et in fine un renoncement assumé au support de maintenance (failles de sécurité, bugs…)

Soit faire le choix d’une migration retardée, à moyen terme, vers Windows Server 2008 ou 2012 ou autre(s) plateforme(s), en prenant le risque de ne plus avoir de support durant quelques mois de transition, au-delà du 14 juillet 2015.

2- Négocier un contrat spécifique d’extension du support avec Microsoft et un prestataire – un scénario coûteux, sauf négociation avec l’éditeur.

3 – migrer tout de suite, ou presque, avant l’échéance du 14 juillet 2015.

Un bon nombre d’entreprises présentent un rythme régulier de réinstallation des serveurs (prévoyant au moins une intervention majeure par an) ce qui permet de digérer plus facilement la migration globale de l’ensemble du parc de serveurs. Ce scénario peut inclure un projet de transformation, dont une évolution vers une infrastructure ouverte sur le Cloud. Cette dernière hypothèse conduit à une analyse des ‘workflows’ par familles d’utilisateurs, et une étude de leur portabilité.

Cet article est extrait du Livre Blanc SCC-Microsoft : « Windows Server 2003, la continuité vers le Cloud ».

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